Uncommonmenfrommars - Easy cure Ah, qu'est-ce que j'aime quand les copains de Uncommonmenfrommars sortent un nouvel album ! Non pas que le groupe soit contre productif en terme de productions sonores et qu'il se fasse rare sur nos platines (preuve en est ce septième opus en une quinzaine d'années), mais le quatuor déjanté de Serrieres, véritable bombe scénique, a toujours sorti des disques punk rock d'excellente qualité. Et ce n'est certainement pas Easy Cure qui me contredira.

Après une expérience chez Kicking Records le groupe a désormais rejoint l'écurie Effervescence Records et reste fidèle au studio Warmaudio (quasi à la maison) où a été enregistré ce nouvel album, tout en confiant le mix et le mastering à Ryan Green, vieille connaissance du quatuor (le gazier était aux manettes des trois premiers LP). Il en ressort un disque qui respire la spontanéité et la liberté tant en bénéficiant d'un gros son caractéristique du producteur américain. Le groupe ratisse large au niveau des compos, restant fidèle au punk rock mélodique ("You remind me the kids I used to hate at school", "The only way to make it through the day", "Do you believe ?") et crasseux ("Guess what?", le savoureux et véridique "Jim got in a fight with Brian Molko"), mais s'autorisant à sortir des sentiers battus ("Blue pill" chanté par Jim et mélancolique à souhait, l'excellent "Skateboarding hurts more when you're over 30" pop punk à fond les ballons, le garage noisy "Too drunk to truck" qui n'aurait pas déplu aux Beastie Boys).

Evidemment, l'auditeur retrouvera tout au long de ce disque la "touche UMFM" caractérisée par des envolées lyriques (putain, les chœurs de "Distorted information" !), des refrains inoubliables ("The only way to make it through the day") et des tempos plus ou moins rapides ("Do you believe?", "You remind me the kids I used to hate at school"). Mais ce disque est différent, et je n'arrive pas vraiment à expliquer pourquoi. Peut-être que certains morceaux sont plus matures, moins accessibles, moins entêtant. Vas savoir. Ce qui est sûr, c'est qu'après plusieurs écoutes, je ne peux que me rendre à l'évidence : j'aime ce disque.

J'aurais tendance à considérer ce Easy Cure comme un formidable condensé de leur riche carrière, mixant le fun, la rapidité, l'efficacité et la dureté de leur discographie. Ce qui est certain, c'est que ce groupe dont on pourrait ne plus rien attendre en 2012 arrive encore à nous surprendre. Uncommonmenfrommars reste une très belle machine de guerre et rien que pour ça, il mérite le respect. Alors courrez vite jeter une oreille sur ce disque et vous m'en direz des nouvelles.