Ultracoït - Sex church Après le Berline0.33 et le Hawks, Rejuvenation Records enchaine sur un autre disque de patron avec Sex church d'Ultracoït : quand la noise hypersexualisée rencontre le hardcore érectile, ça donne 10 titres qui fileront le gourdin aux amateurs de The Jesus Lizard et Child Bite. Car c'est bien à ces deux références que je pense à l'écoute de l'album.

Dès les préliminaires, Ultracoït tape fort avec "Periods" (oui, des préliminaires pendant les "periods", c'est dégueulasse...) et noie l'auditeur sous un flot de décibels sauvages : la batterie tabasse dur, la ligne de basse est totalement en mode The Jesus Lizard, le chant est à gorge déployée, les assauts sur l'auditeur se multiplient et le morceau demeure une sacrée prise de contact. L'introduction du second titre est assez trompeuse, apaisée, mais le coup de semence (désolé hein...) ne se fait pas attendre et là aussi, avec "Greasy haircunt", on a le droit à une piste bien redoutable. La suite de Sex church est une belle collection de titres qui font des taches partout : jette une oreille sur "Hipster scatalogist" et ses relents de McLusky extatique, sur le très fulgurant et mort-né "Zombie porn" ou "Love letter" et son riff scotchant... Bref, je n'ai pas grand chose à redire sur cet album si ce n'est qu'il m'a fourni son lot de ré-jouissances : aime-le très fort ce Sex church et les Ultracoït te le rendront au centuple.

Puis, t'as vu la pochette : rangé sur tes belles étagères Ikea, ce vinyle risque de provoquer quelques situations cocasses avec ta mère. Oui, cocasse, ça rime avec Max Pécas, un mec qui aimait les femmes aussi à sa manière. La boucle est bouclée.