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Tribecca > Chronique EP / Tribecca



tribecca : ]I[ Est-ce une bonne chose que d'avoir les défauts de ses qualités ? Voilà un joli sujet de réflexion... On peut aussi renverser la question en se demandant l'intérêt d'avoir les qualités de ses défauts...
La première pièce discographique de Tribecca étayerait alors plutôt la thèse positiviste car à mon avis, il y a bien pire comme défaut que de ressembler beaucoup à Pearl Jam. Si on ne peut pas forcer Nicolas à changer de voix, on aimerait peut-être le voir davantage se détacher du style de celle d'Eddie Vedder, laquelle nous saute aux oreilles dès "New life". Cette ressemblance (mot plus sympathique que "plagiat"...) occulte un peu le groupe car il ne faudrait pas réduire Tribecca à un timbre de voix. Les guitares sont accrocheuses, elles aussi puisent leurs inspirations sonores du côté de Seattle, mais savent se faire plus douces et discrètes ("Rock'n'roll", "Crawlspace") sortant ainsi des schémas classiques du grunge. Quand le quatuor s'éloigne de Pearl Jam, il vogue davantage vers une forme de pop rock bien sombre (dans la lignée du Nic-U de Confusion ou de Don't disturb the beast mais sans électronique). Et c'est là que Tribecca produit le plus d'effets et sa voie pourrait se situer dans le savant dosage de ses influences entre folk pluvieux, rock crasseux et pop exothermique.
Les groupes dont les chanteurs peuvent être apparentés à Eddie Vedder (Highlight, Bioshanka) ont en commun de soigner leurs productions, de choisir leurs images, de ciseler leurs compositions et de laisser entrevoir un avenir chargé de promesses, Tribecca ne fait pas exception à cette règle.


Oli
Décembre 2007

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