Toseland - Renegade Les paradoxes ont toujours été de mon goût. C'est donc le sourire aux lèvres que je vois l'album Renegade commencer par un titre célébrant les petits plaisirs de la vie ("Life is beautiful"). Le chant est lisse et occulte tout signe d'une rébellion quelconque. Par contre, la section instrumentale remplie bien sa part du marché en balançant un son assez puissant. Les refrains sont presque trop entêtants. Cela dit, "Gotta be a better way" relance la machine, pied au plancher. La troisième piste ressemble à virage bien négocié. "Singer in a band" permet à Toseland de se montrer sous des allures plus musclées. C'était trop beau... la formation fait fausse route l'instant d'après en nous proposant un titre digne des plus beaux teenmovies. Avec "Coming to get ya", Toseland reprend du poil de la bête sur un rock bien plus couillu. Ce titre est marqué par le premier solo de la galette qui apparaît à point nommé. Le guitariste Zurab Melua renouvèle l'expérience sur la piste suivante. Le son se fait plus lourd et j'en viens presque à me dire que je me suis laissé berné par l'ambiance proprette du livret. Mais le retour du piano sur "Kingdom" annonce la rechute : la mélodie romantique presque parodique nous plonge dans une ambiance mêlant Kyo et Pochahontas. La section instrumentale tente de sauver l'affaire avec une rythmique qui se déchaîne... Piste suivante, "Burning the system" propose une ambiance hard rock du meilleur effet, et Toseland assure la fin du show.

Un avis mitigé donc avec un disque qui comporte quelques petites inégalités : de bons titres propres et bien ficelés , et d'autres à qui un peu de piment rouge ne ferait pas de mal. Toseland rentre en studio en mars 2016, charge à eux de faire monter la sauce.