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torche: MySpace
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Rock
Torche
Biographie > Complètement torchés
Torche, un nom court, facile à retenir et équivoque. Déjà un bon point. Le groupe se forme en Floride après la dissolution de Floor dans lequel officiaient Steve Brooks (chanteur/guitariste) et Juan Montoya (guitariste), aujourd'hui aux mêmes postes dans le groupe dont il est question ici. D'ailleurs Torche n'est que la finalité de ce que le précédent groupe des deux gaillards avait déjà esquissé sur leur dernier album, soit une musique lourde, rapide et/ou plus lente, psychédélique et tout ça dans des morceaux ne dépassant que rarement les 3 minutes. Torche va a l'essentiel et Torche marque des points à chaque essai.
Depuis leur premier album éponyme de 2005 (10 chansons pour 29 minutes seulement) pas forcément très remarqué, mais acclamé quasiment partout ou on lui prête attention, le groupe a sorti un EP nommé In return (7 chansons et 19 petites minutes de musique) lui aussi loué par la critique dans les webzines/magazines spécialisés. Signés sur Rock Action (le label créé par les membres de Mogwaï) pour la réédition de leur premier album c'est tout naturellement que ceux-ci leur ont proposé d'ouvrir pour eux lors d'une tournée en 2006. Habitués à prendre pour leurs premières parties des groupes au son plutôt éloigné du leur (Euphémisme !) ils comptent aussi a leur actif plusieurs concerts avec Isis, Jesu, Kylesa, Akimbo, Black Cobra. en clair, pas que des petites pointures.
Avec le temps, Torche attire de plus en plus l'attention et confirmera si tout se passe bien les promesses suscitées par ses précédents effort avec Meanderthal à sortir le 8 avril 2008 chez Hydrahead Industries et produit par Kurt Ballou (Converge).
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Torche / Chronique LP > Meanderthal
Après le décryptage du néolithique puis du paléolithique, voici que Torche nous abreuve maintenant de stoner sludge/pop psyché "m(n)éanderthalien". Sur le papier, ça peut paraître obscur, mais dès qu'on appuie sur "play", on s'accroche à la platine CD, on s'assoit en on encaisse. "Triumph of Venus" imprime un tempo extrêmement élevé d'entrée de jeu : techniquement, ça assure, section rythmique robuste, riffs qui font sauter les soupapes, l'ensemble est nerveux, électrique et efficace. Petite nouveauté par rapport aux autres efforts du groupe, l'incorporation de mélodies émo sur quelques titres ("Grenades" qui ne dégoupille pas tant que ça malgré son titre), on se rend compte que la musique du groupe a évolué depuis Torche et In return. Moins lourde, quoique "Piraña" et ses riffs carnivores engloutissent tout sur leur passage, plus punk dans l'esprit et une cadence assez infernale, elle semble être moins roots qu'à ses débuts et malgré une signature chez Hydrahead sensée lui garantir une totale liberté de mouvements associée à une machine promotionnelle efficace, Torche est un peu rentré dans le rang.
Car si le socle technique est similaire, le côté "brut de décoffrage" à un peu disparu au profit de titres très "produits", même si les américains ne versent évidemment pas dans l'émo-post-punk pré-pubère de base. En témoigne notamment les fulgurances metal alternatif d'un "Sandstorm" aux guitares saturées qui ne sont pas sans évoquer les premiers Helmet (évident gage de qualité) ou la tornade "Speed of the nail" emballée à une vitesse défiant toute concurrence. Rythme particulièrement soutenu, déferlement de décibels, structures plus basiques, "Healer", "Across the shields" ou "Little champion" jouent pourtant la carte émo à plein tubes et nous laissent complètement de marbre. C'est speedé, un peu punk, hyper calibré mais très peu convaincant au regard de ce dont le groupe avait été capable sur Torche ou In return. Mais (oui il y a un "mais" qui fait du bien), entre des titres trop légers pour eux, les américains enfilent quelques bombes électriques aux résurgences stoner/sludge qui font du bien par où ça passe. Dans le rayon, gros démontage en règle des cloisons, "Without a sound" puis "Fat waves" (le final est dantesque) sortent la grosse artillerie et nous mettent sur les rotules. "Amnesian" puis l'éponyme "Meanderthal" viennent apporter les dernières finitions et parachèvent un album solide, certainement moins réussi que ses prédécesseurs, mais qui n'en reste pas moins un bon cru. Et un bon album de Torche, c'est quand même largement supérieur à la grande majorité de la concurrence...
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Torche / Chronique EP > In return
Après un premier album éponyme qui avait à peu de choses près la durée d'un EP classique, voici que les Torche reviennent... et bien avec un EP. Normal donc. En presque, car si In return sort 2007, il a été enregistré en 2005 et publié confidentiellement la même année. Voilà pour l'anecdote. Car si entre-temps, le groupe a quitté Robotic Empire (Battle of Mice, Gregor Samsa et Red Sparowes) pour sortir cet effort sur Rock Action Records (le label de Mogwai et Envy) avant de rejoindre l'écurie Hydrahead, changement de statut oblige, la musique des américains n'a rien perdu de sa force de percussion. Et si on avait besoin d'une preuve pour être définitivement convaincu, "Warship" sort l'artillerie lourde et nous fait déposer les armes. Net et sans bavure. Alors quand l'éponyme "In return" enfonce le clou, lancé à vive allure pour mieux nous sécher sur place avant que "Bring me home" nous achève sans avoir besoin de forcer, mais avec toujours à l'esprit, le souci du travail (très) bien fait.
Riffing saillant, décibels envoyés au mortier, le groupe dévoile quelques accents post-rock que l'on avait à peine entrevu sur Torche. Si l'alliage musical stoner/sludge-core est d'une rugosité phénoménale, le groupe se fend de quelques plans space-rock sortis de derrière les fagots, histoire de varier un peu les plaisirs. A l'impact, c'est toujours aussi puissant, la machine à riffs tourne à plein régime pendant que le chant power-pop vient se poser en opposition à des guitares véritablement écrasantes ("Rule the beast")... La gâchette facile, Torche n'en possède pas moins une précision de tireur d'élite. Une section rythmique qui officie comme rouleau compresseur, une coulée de lave sonique, "Olympus mons" épaissi le trait. C'est sludge et pesant à souhait, la musique des américains semble délaisser l'effet de surprise (de toutes façons c'est un peu tard maintenant) pour rendre son univers musical un peu plus oppressant, métallique et flirtant parfois avec les limites du hardcore ("Tarpit carnivore"). Et nous derrière, on se pose et on encaisse. Un dernier "Hellion" pour réduire au silence les derniers survivants et la machine de guerre Torche se met en mode "off" pour un temps... Un temps seulement avant l'arrivée de la grosse cavalerie et l'album Meanderthal quelques douze mois plus tard.
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Torche / Chronique LP > Torche
Artwork ultra-coloré et carrément psychédélique, durée minimale (même pas une demi-heure de musique), le premier album de Torche est une véritable sensation. Aussi bigarrée (à l'image de son visuel) que ravageuse, aussi originale que racée, aussi catchy qu'hallucinée. Dès la première écoute, on est rapidement en manque de superlatifs. Bref mais intense, cet album éponyme interpelle, tant par ses formats - rarement plus de deux vingt par morceaux à l'exception du dernier - que par sa production, lui conférant un son absolument phénoménal. Evoquant des groupes comme Taint, YOB ou les Melvins, le son de Torche évolue comme un funambule perché sur les cimes d'un rock psychédélique surplomblant les abîmes d'un stoner/sludge heavy et dévastateur (le puissant "Safe", "Mentor" et son avalanche de décibels).
Mais, petite finesse dans ce gros rock de brutes, quelques mélodies et refrains pop disséminés ci et là on pense à l'excellent "Fire" par exemple). Mais avant toute autre chose, la qualité rare du groupe est de savoir proposer un cocktail musical aussi inventif qu'efficace, inflammable (logique) et particulièrement bien pensé. Rien n'est laissé au hasard et chaque titre est une nouvelle étape dans la construction d'un ensemble à la structure innovante mais d'une solidité à toute épreuve. En témoigne notamment "Erase" et son gros déballage de riffs électriques à souhait, dominé par un chant qui ne cherche jamais à verser dans le hurlement rageur mais plutôt à poser des mélodies rock abrasives de premier choix. Une petite respiration ("Fuck addict"), histoire de reprendre son souffle quelques instants et Torche repart de plus belle, rallumant la flamme de son stoner/psyché/sludge aux fulgurances pop pour nous achever à coup de "Vampyro" ou "Holy roar". Guitares acidifiées, riffs plombés, groove empreint d'un psychédélisme post-moderne, les américains referment avec classe un album trop court mais mené tambours battants. Verdict ? Grosse claque dans la gueule...
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