pochette de l'album ghost tigers rise de tiger army Vous prendrez bien une bonne dose de psychobilly ? Si le genre vous dit rien, cette galette est faite pour vous. Style bâtard entre le rockabilly des années 50 et l'énergie du punk minimaliste, le psychobilly n'a jamais rencontré de véritable succès d'un côté ou de l'autre de l'Atlantique. Dommage ! Depuis 1996, Tiger Army met ce vieux genre à l'honneur sur le label de leur pote Tim Armstrong de Rancid, et dispose désormais Outre-Atlantique d'une respectabilité incontestable. III : ghost tiger rise, troisième attaque des californiens, se veut plus calme et posé. Fini les assauts hardcore, place aux mélodies lancinantes bercées par la voix de crooner-lover de Nick 13. Dit comme ça, c'est pas sûr que ça vous donne envie d'aller plus loin. Vous auriez tort ! Le trio se démarque du punk à roulettes californien omniprésent et a su créer son style bien à lui, mélange astucieux de revival punk, de punk-rock, et de vieux rock américain. Loin de s'enfermer dans un son trop répétitif, l'Armée du Tigre produit un III : ghost tiger rise qui mélange les influences. De "Wander alone" ouvertement rock'n'roll au rock années 80 de "Rose of the devil's garden" en passant par l'énergie punk de "Ghostfire" et le countriesque "The long road", Tiger Army nous emmène sur les routes du rock américain.