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Thunder Express réunit la crème de la scène rock'n roll suédoise, c'est en substance ce que dit la bio du groupe à l'heure de la sortie de son deuxième album studio : Republic disgrace. En même temps, avec un The Hellacopter (Robert Dahlqvist), un Diamond Dogs (Jesper Karlsson) et un Hello Saferide (Jens Lagergren) en plus du producteur de The Soundtrack of Our Lives, il est vrai que Thunder Express a, sur le papier du moins, plutôt fière allure. Après un premier album relativement confidentiel dans nos contrées, (We play for pleasure NDLR), le second opus du groupe sort le 22 mai chez le label hexagonal de référence en matière de stoner/ rock'n roll turgescent : Longfellow Deeds Records (Honcho, Rite, Sparzanza...).

Interview : Thunder Express, L'interview express (juillet 07)

Thunder Express / Chronique LP > Republic disgrace

thunder_express_republic_disgrace.jpg En provenance de chez Longfellow Deeds Records, on a surtout eu droit à du stoner/ heavy rock qui envoyait des décibels, (cf : Honcho, Rite, Sparzanza), avec Thunder Express, encore un groupe scandinave pour un label qui est... bien frenchy, on baisse d'un ton et on se calme un peu.
Instigateur de quelques brulôts rock alcoolisés que l'on a pu retrouver sur les derniers opus de The Hellacopter, Robert Dahlqvist et son grand sparring partner Robert Pehrsson n'est pas homme à se répéter. Après quelques rafales sulfuriques de riffs éléctrisants et de rythmiques nucléaires, les deux acolytes ont eu envie de faire mumuse avec quelques bon potes, en l'occurence la crème de la scène rock'n roll suédoise, histoire de nous lâcher dans les tympans un premier album à la coolitude assumée et à la maxime évidente : We play for pleasure, plus qu'un titre efficace ou une accroche imparable, une véritable profession de foi. Dans le genre, ça peut-être sympa en l'état, mais si en plus, les mecs qui se chargent de l'exécution en règle peuvent éviter d'être des manches, c'est encore mieux. Et à l'occasion de son deuxième album, Thunder Express se fait plaisir et met la manière, en s'offrant un casting de blockbuster quatre étoiles. Un line-up de feu, des collaborations avec Kenny Hakansson (bassiste des Hellacopters), Ebbot Lundberg (The Soundtrack of Our Lives), Nathan Larson (The Cardigans), une prod signée Mattias Bärjed (guitariste de TSOOL), ce deuxième album du all stars band suédois ne fait pas dans la démi-mesure. Loin s'en faut.
Le bûcheron suédois n'est pas du genre à s'en laisser compter, quand il balance du riff, il faut que ça fasse vibrer les cloisons, quand il fait parler la poudre, il faut que le public soit à ses pieds. Dans cette logique, Republic disgrace, malgré un artwork qui fait de la peine (sic), se fend d'une belle dizaine de titres rock, moins puissants et sauvages que d'ordinaire, plus mélodiques et poétiques qu'attendu. Le cousinage avec The Hellacopters semblerait tout à coup bien plus éloigné (?), c'est normal c'était le but. On l'a dit en préambule, Dahlqvist n'aime pas servir du réchauffé. Son truc à lui, c'est le rock, point à la ligne. Au travers de cet effort, le groupe tronçonne avec enthousiasme et surtout avec un savoir-faire des plus évident. Moins heavy, speedé et épileptique que The Hellacopters, Thunder Express se révèle comme un projet classic rock sans effet superflu, rangé, naturel et sans prise de tête. Des titres comme "Vegas", "Living with Ease" ou "From pleasure to pain" s'enchaînent avec une efficacité remarquable, le combo, avec en son sein un Diamond dog et un Hello Saferide n'a pas besoin de forcer son talent pour impressionner les foules, le plaisir de jouer ensemble suffit largement à remporter l'adhésion des amateurs du genre.