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Biographie > First thirst

Les membres de Thirst sont jeunes, ils ont entre 25 et 22 ans en 2002, mais ça ne les empêche pas d'être bons. Ils ont chacun un parcours musical différent mais sont aujourd'hui ensemble pour délivrer un pop-rock énervé... Bref rappel historique...
A 15 ans, Chris (chant, guitare, piano) achète sa première guitare et rejoint un groupe du nom de Hybrid, un groupe qui s'arête l'année suivante, en 93.Mark (batterie) est avec Chris l'élément fondateur de Thirst, ils se rencontrent en 95 et décident rapidement de monter un groupe, Andy sera leur premier bassiste...Rich (guitare) quant à lui, joue entre 95 et 97 au sein de Dead Flowers, un groupe qui ouvrira pour Thirst sous le nom de Sidewinder en 96, avant de rejoindre Thirst, il joue quelques mois avec Confused.En mars 1997 alors qu'il jouait avec le frère d'Andy dans Popcorn Bomb, un groupe de funk, Steve (bassiste) remplace Andy (parti en 96).
Au complet comme aujourd'hui, le petit groupe de Portsmouth (Angleterre) sort sa première démo en 97, prend un manager en 99, font de petites dates aux USA et c'est ensuite que tout s'enchaîne... Ils sont signés par Zip Records et enregistrent leur premier album aux studios mythiques d'Abbey Road, From mouth to skin sort en févirer 2001 en Angleterre, un peu plus tard en France où ils sont plébiscités par les radios indépendantes...

Thirst / Chronique LP > From mouth to skin

Thrist : From mouth to skin Power pop rock, voilà où l'on classera Thirst, très pop par le chant, très power rock par le reste... Trois choses s'imposent à nos oreilles à l'écoute de ce From mouth to skin très plaisant à écouter. C'est d'abord le chant, un chant éraillé qui parfois lorgne vers celui des Stereophonics et qui est assez inhabituel sur la scène pop-rock, surtout qu'il est très dépressif, collant en cela parfaitement à la musique du combo qui ne fait pas dans les petits oiseaux et la soupe populaire de certains groupes brittons... Ensuite, c'est l'énorme son et la présence de la basse qui surprend, grosses séances de slap, petits solos à droite à gauche, dés le premier titre "Kissing mr easy" on est scotché ! Enfin, la multiplicité des effets de guitare et leurs sonorités sont impressionnants, tantôt douces, tantôt aggressives, tantôt sombres, souvent à la relance, le travail est énorme et leur mariage à trois avec la basse et le chant est parfait. Et la batterie me direz-vous ? Et bien, ça joue, sans trop en faire, juste ce qu'il faut là où il faut et avec les autres bien entendu, mais disons qu'elle m'a moins marquée... Côté compositions, on retrouve un peu l'esprit des Baby Chaos dans l'énergie déployée sur la plupart des titres, notamment un "Dear sir" rageur. Le groupe joue également dans le registre pop sur quelques morceaux comme "Silly astronaut" ou "September 22", et on retrouve de nombreux passages pop sur des couplets mis en valeur par la tonicité des refrains ("Way forward", "Stayscream"...).
Plus alertes et bruts que Vex Red, moins violents et oppressants que Cortizone, Thirst vient occuper un créneau peu encombré en Angleterre et devrait étancher la soif de certains en mal de poprock distordu. Vraiment rafraichissant !