Rock > Think Kastendeuch
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Formé à Paris, Think Kastendeuch... est un reste de gloires locales telles que Zajedni, Lola Langousta ou encore El Dopa, toutes issues du Grand Est hexagonal. Pas assez tatoués pour faire du hardcore, pas assez chevelus pour faire du metal, pas assez intellos pour faire du rock prog, pas assez maigres pour faire de l'emo et pas assez végétariens pour être vraiment indépendants, Think Kastendeuch... fait ce qu'il aime avec ce qu'il a. Mais l'idée, justement, c'est que le groupe a pas mal d'influences à son répertoire et qu'il a décidé de tout mettre dans sa musique, cocktail sonore hautement électrique de rock anglo-saxon indépendant et de noise fulgurante plus continentale. Il fallait choisir l'un ou l'autre, les membres du groupe ont finalement opté pour les deux et ont mis le résultat en musique en 2007, sur un premier deux titres, puis l'année suivante sur un 3 titres éponyme enregistré au MF Studio de Nancy et paru chez Ocinatas Industries.
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Think Kastendeuch / Chronique EP > Think Kastendeuch
Il suffit de trois petits titres à Think Kastendeuch, pour s'imposer comme l'un des plus beaux espoirs de la scène noise-rock hexagonale. Etonnant ? Un peu, mais à la découverte de "Burn it ! Burn it ! Burn It", on se rend compte que le groupe n'est pas un énième ersatz ou suiveur de telle ou telle figure reconnue du genre. Avec quelques sonorités indie-rock à l'anglaise, un groove flirtant avec le desert rock, des plans noise brûlants et une énergie qui donne le tournis, le groupe ne met pas longtemps à convaincre qu'il n'est pas là pour faire de la figuration. 4 minutes et 48 secondes, pas une de plus. Le temps de s'enfiler le premier de ces 3 titres et de comprendre que le groupe a su composer une musique inventive, hybride de noise et de rock indie avec un soupçon de stoner saupoudré sur le dessus. Quelque part entre Refused, The Mars Volta, The Jesus Lizard et les QOTSA, le groupe met le paquet et se permet même quelques incursions du côté d'un rock très métallique aux tendances hardcore qui ne renieraient sans doute pas un Breach en mode rock'n roll. Chant assez en retrait pour laisser les guitares, mais pas trop non plus pour ne pas se faire oublier, Think Kastendeuch a pris le temps pour trouver un son qui lui son propre, une griffe efficace et un groove qui tamponne. La meilleure preuve ? Le second titre de cet EP : "Blood suits you better". Un condensé de ce que le groupe semble faire le mieux. Envoyer les guitares nous titiller les tympans avant de nous transpercer à coup de mélodies incandescentes et rugueuses comme pas deux. Ils sont plutôt rares les groupes qui parviennent à nous convertir à leur cause en même pas deux titres. Think Kastendeuch y parvient sans sourciller, nous offrant le plaisir d'en rajouter un troisième avant de boucler cet EP court... trop court, mais définitivement enthousiasmant. "Fake, of course" distille son venin à son tour, pendant quelques cinq minutes et six secondes d'un festival de rock tendu comme un string de playmate, nerveux comme un syndicaliste négociant les modalités d'un plan social avec sa direction et flinguant à tout va comme trop peu de groupes savent le faire dans nos contrées. En clair : à dévorer d'urgence.
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