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Biographie > The Strokes
Tout le monde les connaît plus ou moins, on ne va donc pas trop s'étendre. Le quintet est avant tout une bande de pôtes, ils se forment en 1998 à New York, leur nom : les Strokes (les coups). Au chant : Julian Casablancas, aux guitares : Nick Valensi et Albert Hammond Junior, à la basse : Nikolai Fraiture et à la batterie : Fabrizio Moretti. Leur première démo ne contient que 3 titres, elle s'appelle The modern age et va convaincre le petit monde du rock. La suite, tu la connais : leur premier album Is this it est un carton absolu. La suite ne fera pas moins bien...
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The Strokes / Chronique LP > First impressions of Earth
The Strokes, acte III. Début 2006, les new-yorkais se retrouvent à nouveau dans l'actualité à l'occasion de l'apparition de First impressions of Earth. Pour ce troisième débarquement dans les bacs, l'incontournable Julian Casablancas est toujours aux commandes en tant qu'auteur-compositeur dans la quasi totalité de l'album (seuls trois morceaux sont co-écrits avec trois des quatre autres membres). Premier point positif avant même d'avoir écouté la bête : un contenu revu à la hausse (14 pistes contre 11 pour les deux précédents). Il ne reste qu'à espérer que la qualité se soit jointe à la quantité. Et à peine la galette dans la machine, on en prend plein les oreilles ! La succession de véritables cartons tels que le single au riff et à la basse accrocheurs "Juicebox", ou "Heart in a cage" doté d'une intensité musicale inarrêtable, ou encore "Razorblade" et son air jovial attachant, ne peuvent que séduire l'auditoire. En revanche par la suite, quelques morceaux comme "Evening sun", "Killing lies" ou "Ask me anything" (véritable singularité du disque), montrent peu d'intérêt de par une certaine mollesse et un manque de forme qui auraient tendance à ennuyer. Un des premiers constats qui vient à nous concerne la production : exit le son garage, c'est dorénavant un son modernisé qui caractérise entre autres cet album. Et on se rend vite compte à l'écoute de First impressions of Earth que l'évolution atteint celui-ci au-delà de ce domaine : les Strokes sont clairement allés de l'avant musicalement, et semblent s'éloigner de l'aspect simpliste et linéaire qui leur collait à la peau jusque là. Les influences sont également plus modernes, ce qui devrait un peu décrédibiliser leur image d'héritiers des influences garage des 70'. Fab Moretti, derrière les fûts, ne se réduit plus à un seul rythme tournant en boucle par morceaux, et ajoute du piquant à son jeu ("Red light" en est une bonne illustration). Il en est de même pour Nikolai Fraiture qui complexifie légèrement ses lignes de basses. C'est chez les guitaristes que la différence est la moins flagrante, ce qui n'empêche pas de bénéficier de riffs toujours aussi prodigieux et d'une lead foudroyante (dans des titres comme "Heart in a cage", "Red light", "Vision of disorder"). Ce troisième opus est synonyme de libération pour Casablancas : amputé de ses effets voix, c'est d'une manière complètement décomplexée et relâchée qu'il prend plaisir à expérimenter et repousser ses limites vocales pour le plus grand plaisir de l'auditeur. Ainsi, il nous projette ses quelques montées et fantaisies ("Ize of the world", "Vision of disorder", "Fear of sleep"). Toutefois, pour certains, c'est avec modération qu'il faut y prendre goût car le chant peut se montrer lassant, très lassant. En effet, il est possible qu'enchaîner les 14 titres puisse rendre fou en raison de la voix de déchiré du leader (flagrante dans "On the other side" ou "Killing lies" mais qui atteint son summum dans "15 minutes"). En y réfléchissant avec un peu de recul, et vis-à-vis du tournant pris par The Strokes, on pourrait presque inclure Is this it et Room on fire dans un seul et même double album. Vous l'avez compris : First impressions of Earth est un virage dans la carrière du quintet, et laisse présager une suite toujours aussi prometteuse.
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The Strokes / Chronique LP > Room on fire
Suite à l'extraordinaire battage médiatique du premier album Is this it, propulsant The Strokes sur les devants de la scène rock, il est certain que la formation new-yorkaise a voulu réitérer cette performance. Et "réitérer" semble être le bon mot étant donnée la ressemblance indéniable entre le premier opus et son successeur. En effet, en dégustant la deuxième fournée du groupe, cela semble avoir le même goût. Pour Room on fire, le quintet a réemployé les mêmes méthodes guidées par deux mots d'ordre : simplicité et efficacité. Nul doute que les prises de têtes lors de la composition (prise en charge quasi intégralement par Julian Casablancas) ont dû se faire rares. Instrumentalement, cet album nous livre un schéma basse-batterie linéaire qui s'accorde très bien dans un ensemble essentiellement poussé vers le haut par la savoureuse association des guitares de Albert Hammond Jr (rythmique) et Nick Valensi (lead).
Julian Casablancas s'occupe du reste avec sa voix toujours légèrement éraillée (notamment quand il s'agit de monter dans les aigus) et couverte d'effets de distorsions. A l'image de Is this it (avec entre autres des "Last nite" et "Someday" tubesques), Room on fire nous dévoile quelques calibres tels que "The End has no end" (dont le principal fournisseur national en gaz, pour ne pas le citer, a assuré une partie de la promo française dans l'une de ses publicités .), "Reptilia" ou encore "Under control", la petite ballade du lot. En bref, cet album est sans surprises mais tout de même très agréable à écouter, s'inscrivant dans la continuité. On retrouve la touche musicale du groupe, sans grande évolution, mais on s'en contentera largement.
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The Strokes / Chronique LP > Is this it
Mais qui sont ces jeunes freluquets new-yorkais qui sortent de nulle part avec leurs son de guitare craspouille et leurs pop-songs simplettes et qui soulèvent une vague de hype outre-manche et outre Atlantique (et à présent ici) d'une ampleur telle qu'elle ferait passer At the drive-in (qui a quand même fait office l'année passée de "grand retour du rock") pour une bande de bouseux sortant à peine de leurs grange texane ! Les cinq Strokes font parler d'eux pour plusieurs raisons : à cause de leur look de glandeurs désabusés, de leur attitude de New-Yorkais tellement pointus que plus rien ne les impressionne (le chanteur n'est autre que le fils du fondateur de l'agence de top models "Elite"...), mais aussi et surtout espérons-le, de leurs chansons. Car il y a véritablement là de quoi être impressionné. Les onze morceaux de Is this it, c'est de la pop avec la sueur du rock, des mélodies toutes bêtes mais tellement efficaces du minimalisme terriblement sophistiqué, le tout servi par un son soigneusement élaboré pour sonner approximatif et combiner la rugosité du garage avec la crudité du punk ("New York city cops, they ain't too smart", entonne Julian Casablancas sur la chanson du même nom). Faire du neuf avec du vieux, après tout est le lot de tout le monde ou presque, il se trouve simplement que Is this it, derrière ses airs de ne pas y toucher parvient à livrer une musique qui ne ressemble pas à grand chose de contemporain. Les puristes seront trop dégoûtés par l'engouement branché qui entoure le groupe pour y jeter une oreille, et si on les comprend, ce n'est toutefois pas faire justice à un groupe au talent immense.
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