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The Melvins : A senile animal 28/03/08 Les Melvins à poil mais avec des bottes : Ca se précise pour le nouvel album des (The) Melvins : le nouveau né s'appelle Nude with boots,il contiendra 11 titres et sortira le 8 juillet chez Ipecac(...)
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The Melvins : A senile animal 05/12/07 (The) Melvins mi-2008 : Le prochain album des Melvins devrait voir le jour courant mai/juin 2008 via Ipecac.
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The Melvins : A senile animal 27/10/07 (The) Melvins plannifié : Le prochain album de (The) Melvins devrait normalement sortir courant 2008.
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The Fantômas Melvins Big Band - Live from London DVD musical : Live from London -
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rock Rock > (The) Melvins

Biographie > Ton Buzz me donne la Dale !

Les Melvins voient le jour dans les années 80 à Montesano (pas loin de Seattle, entre Olympia et Aberdeen...) quand des amis qui fréquentent le même lycée décident de former un groupe. On trouvait alors Buzz Osborne à la guitare et au chant, Matt Lukin (futur Mudhoney) à la basse et Mike Dillard à la batterie. Dans un premier temps, ils jouent des reprises des Who et de Jimi Hendrix mais s'orientent très rapidement vers le punk-hardcore. Mike Dillard quitte rapidement le navire et sera remplacé par Dale Crover qui reste, avec Buzz Osborne, les deux seuls membres permanents des Melvins.
Depuis leur début, les Melvins ont connu énormément de changements de bassistes et semble connaître actuellement une période de stabilité avec le duo Big Business (Jarred Warren à la guitare basse et Coady Willis à la batterie) qui les a rejoints pour l'album (A) senile animal. L'addition de ces deux fortes personnalités musicales à permis au Melvins de se renouveler et de connaître à nouveau un succès critique qui s'était un peu émoussé au fur et à mesure des albums.
Les Melvins ont aujourd'hui une discographie conséquente liée à une production régulière d'albums mais aussi à des collaborations diverses.

En voici une liste complète :
Six songs (1986)
Gluey porch treatments (1987)
Ozma (1989)
Eight songs (1991)
Ten songs (1991)
Bullhead (1991)
Eggnog (1991)
Your choice live series vol.12 (1991)
Lysol aka Melvins (1992)
King Buzzo (1992)
Dale Crover (1992)
Joe Preston (1992)
Houdini (1993)
Prick (1994)
Stoner witch (1994)
Stag (1996)
Honky (1997)
Alive at the fucker club (1998)
The maggot (1999)
The bootlicker (1999)
The crybaby (2000)
Gluey porch treatments réedition via Ipecac (2000)
Electroretard (2001)
Colossus of destiny (2001)
Hostile ambiant takeover (2002)
Millenium monsterwork 2000 avec Fantomas (2002)
Pigs of the roman empire avec Lustmord (2004)
Never breathe what you can't see avec Jello Biafra au chant (2004)
Sieg howdy! avec Jello Biafra au chant (2005)
(A) senile animal (2006)
A live history of gluttony and lust (2006)
Nude with boots (2008)
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Cactus
Août 2008

(The) Melvins / Chronique DVD > Live from London

The Fantômas Melvins Big Band - Live from London "IL" est là..., le fantasme absolu de bon nombres d'adepte du genre, de tout un pan de la musique dite indépendante et expérimentale qui s'offre une collaboration de très grande classe pour un show phénoménal à la mise en scène étudiée. The Fantômas Melvins Big Band, autrement dit Fantômas vs (The) Melvins sur une même scène, dans un set aux ambiances narcotiques, formant une véritable bulle temporelle dans laquelle s'accouple sans hésitation, délires punk, pattoneries démentes et "drum battles" fulgurantes. Un Mike Patton complètement habité par le rôle, un King Buzzo Osborne en pantalon de pyjama (si si) et toujours son inimitable champignon atomique qui lui sert de coupe de cheveux et une belle brochettes de musiciens plus qu'accomplis : le casting est ici quasi hors norme avec notamment un Dave Lombardo (Slayer, Grip Inc.) des grands soirs. Elucubrations électriques, un duo de batteurs qui s'éclatent derrière les fûts, trouvailles sonores en tous genre, les zikos se lâchent et comme attendu, font montre d'une virtuosité technique absolument implacable. Pas besoin d'être un mordu des deux groupes pour apprécier, le mélomane lambda sera de toutes les façons scotché une fois passés les premiers réglages.
Derrière ses consoles ou son micro, Patton, qui cannibalise un peu tous les regards, assure pendant que derrière, les décibels s'entrechoquent dans des éclats punk aux tendances hardcore. Les autres musiciens étant très statiques, on sent qu'il y a la clairement une volonté de jouer sur cette dualité entre, Mike Patton, véritable showman averti et les autres, plus en retraits, semblent complètement pris dans leur performance. The Fantômas Melvins Big Band, c'est évidemment un "truc" à part, d'autant que le DVD accentue cette impression par un montage (et quelques ralentis très réussis) qui ajoute au psychédélisme de l'ensemble. Maelström musical, joyeux boxon sonore qui part dans tous les sens, porté par un chanteur aux possibilités vocales quasiment illimitées et un potentiel d'ensemble absolument hors norme, ce DVD se révèle rapidement indispensable pour tout bon amateur de musique un peu barrée qui se respecte.
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(The) Aurelio
Septembre 2008

(The) Melvins / Chronique LP > Nude with boots

the melvins : nude with boots The Melvins. Quelques syllabes et un patronyme culte qui raisonne comme la promesse d'un disque excellent à venir pour le fan inconditionnel du groupe de Seattle. Le duo (désormais quatuor) a su en effet aligner les albums de qualité avec une constance métronomique et, aura culte oblige, la sortie d'un album des Melvins est toujours un événement. D'autant plus qu'ils nous avaient laissé un excellent souvenir avec un (A) senile animal de haute volée complètement barge et fracassé : c'est revigoré qu'ils nous sont apparus de cette collaboration avec les Big Business. D'autant plus (bis) que Buzz Ozborne lui-même dit de ce nouvel album qu'il figure parmi ses cinq albums favoris des Melvins. C'est qu'il sait trouver les mots qui convient pour appâter le chaland le père Buzz.
Qu'est ce que l'on attend d'un album des The Melvins ? les vocalises hallucinées et possédées ainsi que les riffs cinglants made in King Buzzo, une section rythmique au groove pachydermique et à la précision infaillible, une bonne dose d'heavy rock'n'roll et des expérimentations "melvinesque" mais surtout ce que l'on attend des Melvins qu'ils ne se répètent pas : une remise en question qu'ils ont su appliquer avec une certaine variabilité dans leur carrière. Et bien bonne nouvelle, ce n'est pas avec Nude with boots que les quadragénaires les plus cool du rock underground vont nous décevoir. Les Melvins ont gardé la même formation d'(A) senile animal mais curieusement, cette option ne va pas se ressentir dans cet album qui va demeurer plus traditionnel dans le sens "Melvinsien" du terme : exit l'euphorie de la collaboration, place à la sagesse de musiciens expérimentés. Les Melvins étalent donc leur maestria du rock heavy déjanté sur 11 titres qui démontrent cette capacité du groupe à être sur plusieurs fronts à la fois : brûlots rock'n'roll heavy rock qui perpétue le savoir-faire des Melvins en la matière ("Billy fish", "The smiling cobra") et des titres où ils prennent un malin plaisir/un soin particulier à étaler et installer les ambiances (le dantesque "Dog island"). Pas de changement notable à signaler sur le fond donc, c'est véritablement du Melvins comme on l'aime : une ode constante à des racines 70's (une référence à un grand groupe anglais est dissimulé...à vous de trouver). C'est plutôt sur la forme et du coté de la production qu'il faut aller voir une évolution marquante par rapport à (A) senile animal : elle s'avère tout simplement moins clinquante et plus "roots", les guitares se font moins tranchantes et incisives, la voix du grand manitou paraît un poil plus en retrait. On pourrait traduire cela par une possible volonté du groupe de délaisser ces artifices pour remettre la qualité des morceaux au centre des attentions. Un pari plus que réussi.
Au final, si on fait abstraction de la béatitude systématique qu'attire ce groupe à chaque sortie, les Melvins nous livre avec Nude with boots un album d'un très bon cru mais qui souffre un peu de la comparaison avec leur précédent effort. Ici, la folie exacerbée d'(A) senile animal semble atténuée mais laisse la place à une musique plus réfléchie (presque raisonnable) et collant probablement peut-être plus avec les aspirations de ces musiciens à la longévité exemplaire. Toutefois, il est difficile de ne pas penser que les Melvins semblent un peu prisonniers de la cage dorée qu'ils se sont eux même fabriqués. Les uns pesteront contre cet album parce que les changements d'un disque à un autre sont mineurs et les Melvins nous servent "encore" du Melvins tout craché (et font du neuf avec du vieux par la même occasion). Les autres se réjouiront d'un album d'une très bonne facture et se diront que de toute façon, les Melvins nous abreuve de cet effet de surprise lors de leurs excursions avec des musiciens divers (notamment avec l'ex-Dead Kennedys Jello Biafra). Et ils auront peut-être raison !
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Cactus
Août 2008