rock Rock > The Evpatoria Report

Biographie > observons les martiens...

The Evpatoria Report va arriver en France en septembre 2008. Ca fera 6 ans (presque 7 car ils se sont formés en janvier 2002) qu'ils existent mais oeuvrant dans un style peu conventionnel (une sorte de post rock burné) et signé sur un micro label, les Helvètes n'étaient connus hors de leur pays que par les plus intrépides fouineurs... Daniel (cordes, samples), Laurent et Simon (guitares), Dilo (basse) et Fabrice (batterie) ont pourtant forcé l'admiration en Suisse, leur démo éponyme (2 titres sortis en 2003) les amenant à jouer avec Mono puis leur premier album Golevka (2005 puis réédité en 2008) les poussant en première partie de Red Sparowes. Le quintet aime les collaborations et leurs prestations avec Reverse Engineering, L'Orchestre de Ribaupierre ou L'Union Chorale de Vevey sont restées dans les mémoires de ceux qui ont vécu ces grands moments. Leur album Maar est enregistré au Rec Studio par Serge Morattel (Knut, Tantrum, HeadCharger, Shora, Houston Swing Engine, ...) puis masterisé au GreenWood par Glenn Miller (Young Gods, Wormachine, ... ), signé chez Get A Life Records (Ventura, Berserk For Tea Time, Equus, ...), il peut conquérir notre monde via Season Of Mist...

The Evpatoria Report / Chronique LP > Maar

The Evpatoria Report - Maar Le disque de l'année ? Certainement. Pour moi en tout cas. Maar est une réserve inépuisable de sensations nouvelles, malgré ou plutôt grâce à la complexité des structures et au manque de repères (seulement 4 plages pour une heure de musique), chaque plongée dans ce nouvel opus de The Evpatoria Report est un voyage onirique aux paysages modulables selon notre état d'esprit et nos états d'âmes. Les amateurs de Shora ou Equus savent combien les Suisses sont doués pour nous promener, si on ajoute à ces deux références quelques nappes de clavier et ambiances digne du Pink Floyd du début des années 70, on s'agenouille, on écoute et on se tait.
Comme il faut bien t'en parler un peu, je vais poursuivre cette chronique avec à l'idée que je n'arriverais jamais à retranscrire mes sensations et qu'elle fera donc injure à la beauté de Maar. Comment avec des mots expliquer l'élan qui nous porte sur "Eighteen robins road" (un des deux titres assez Floydien avec "Mithridate"), cette lente progression, une construction post-rock où aux larmes éternelles du clavier viennent s'enchevêtrer des riffs lourds et distordus, riffs qui s'éclipsent pour laisse la place au calme et à de douces notes en son clair accompagnées par un violon qui sort d'une inquiétante pénombre pour finalement nous rassurer. Un dernier vent de folie électrique et on prend de plein fouet "Dar now", pas de montée en puissance, le gimmick s'installe directement et nous travaille au corps avant de muter, bien après un long passage éthéré, en une série de convulsions saturées oppressantes qui finissent par nous ramener à la vie en sortant du titre. More ? Moulins à vent, drogues et soleil ? Saint Tropez ? "Mithridate" fait écho à l'été 68 et au psychédélisme méditerranéen, relaxation et détente sont au programme de ce voyage plus acide que basique... Retour au mélange des cordes classiques et des distorsions pour le monstre "Acheron", morceau fleuve qui borde les enfers et rejoint le Styx, qui joue avec les aigües et les graves, la lenteur et la célérité et sature l'atmosphère de délices.
Merci The Evpatoria Report.