rock Rock > The Tellers

Biographie > c'est celui qui dit qui y est

Ben est un jeune belge amateur de rock et de folk, il compose tranquillement chez lui et amène sa guitare et ses compos jusqu'au tremplin "Pure Démo" mais la radio rock wallone n'en fait pas un gagnant... Charles, Lillois, tombe lui sous le charme et propose de tenter une expérience en duo, ce sera sous le nom de Robin Shots quelques temps puis celui de The Tellers. Le label 62 TV Records (Girls in Hawaii, Flexa Lyndo...) les repère et les signe, le single démo cartonne, ils enregistrent donc un EP pour assurer leur promotion, c'est un tel succés que ce 7 titres éponymes est mis dans le commerce et que différents distributeurs européens se jettent dessus (en France, c'est V2 via la COOP). En concert (ils seront à Dour puis au Pukkelpop cet été), les deux guitaristes sont épaulés par Gary (batterie) et Fabrizio (basse) pour donner plus de rythme à The tellers.

The Tellers / Chronique LP > Hands full of ink


the tellers : hands full of ink Avec Hands full of ink, The Tellers répondent à ma question (celle posée après l'écoute de The tellers), la réponse tient dans la main : ils sont évidemment minimalistes, nous servant des chansons courtes avec uniquement ce qu'il faut dedans pour nous les faire aimer, pas fainéants et encore moins à court d'idées, ils en ont composé 16 nouvelles pour leur premier opus. On passe désormais trois quart d'heure à vivre leurs petites histoires, en anglais, et à suivre leurs guitares, en douceur. Quelques petites notes, une rythmique (utile quand la batterie est absente), elles sonnent claires, elles sont omniprésentes, parfois épaulées par quelques autres instruments délicats (l'harmonica par exemple) et toujours idéalement connectées aux chants. Une voix qui se transforme selon l'atmosphère mais reste agréable, sachant se dédoubler, pour faire dans la simplicité sans tomber dans la facilité (nuance).
Si toutes ces chansons prises une par une sont des petits délices, quand j'écoute Hands full of ink d'une traite, quelques-unes me touchent davantage. Faut-il revenir sur "More", titre déjà présent sur The tellers (avec "Second category") avec sa basse qui se fait entendre (c'est pas toujours le cas) et son rythme attractif qui nous fait fredonner le refrain asez vite (Oh hey oh, you don't need me...) ? Passons tout de suite à "Want you back (You know, Suzie, they say a lot of things but you only know)" et sa seconde guitare funambule, à "Confess" au son électrique ou encore à l'histoire de cette petite araignée au coeur brisé prénommée "Hugo" (Hugo come back, Hugo come back, Love is a trap, Love is a trap) où à nouveau, c'est nous qui sommes piégés par l'entrain de la mélodie. La fin de Hands full of ink nous accroche sans batterie mais avec le dialogue chanté "Holiness", le grand espace de calme "Me boy" et la balade mélancolique "Another coin for...".
Très touchants, The Tellers confirment qu'ils ont du talent à revendre et de quoi s'imposer dans la durée, tant en concert qu'en studio, le groupe dégageant de la chaleur quelque soit la façon dont on l'écoute.

The Tellers / Chronique LP > The tellers

the tellers Minimalistes ? Expéditifs ? Fainéants ? Que dire de The Tellers dont le EP "7 titres" n'atteint que les 16 minutes et 15 secondes ?!? Certes, au départ ils ont enregistré ces titres pour le démarchage et se faire connaître avant que la pression du public ne les pousse à les faire presser (et à les regrouper derrière une pochette plutôt sympathique) mais il semblerait que Ben et Charles ne s'étendront jamais sur leurs compositions. Simples, directes et surtout extrêmement efficaces, bien que leurs petites chansons ne durent qu'aux environs de 2 minutes chacune, elles marquent l'auditeur par leur pertinence et la précision de chaque note. Il ne faut que quelques secondes pour accrocher celui qui écoute et, exceptés deux morceaux ("I lie" et "This world"), The tellers se contente (sic) de nous accrocher, nous laissant sur notre faim en train d'implorer une suite rapidement.
Et oui, on est vite complètement accro à leurs mélodies et à l'ambiance pop-folk qui transpire de leurs little catchy songs. Personnellement, je suis amoureux de "Jacknife" (I'm gonna tell you what I'm lookin for / Well, I'm not lookin for... you) et de "Girls of Russia". Rriff simple, son délicat des cordes de guitares, voix agréable même quand les paroles sont la la la, j'aime aussi beaucoup quand le rythme s'accélère ("More", "Second category"). Une basse bien ronde et parfois une batterie ou un harmonica triste ("Turn back around"), viennent occuper l'espace et donner davantage de liberté à la guitare ("More"), avec l'expérience de la scène en quatuor, le duo pourra élargir ses créations et cela ne fait que renforcer notre impatience...
Bref, The Tellers est un jeune groupe à suivre de très prés, surtout s'ils changent de nom (un autre The Tellers existant en Ecosse)...