Tang : She died in june Sobrement, voilà comment se présente ce 3 titres qui bénéficie d'un très bon son. N'étant pas vraiment connaisseur de la scène émo-rock, je ne ferais que citer comme référence certaines des influences annoncées par le groupe à savoir Reiziger, Blonde Redhead, Chokebore, Thursday, Envy, Unwound et puis aussi Mogwaï pour certains sons de distos, ce à quoi on peut ajouter Nada Surf pour ce timbre de voix qu'on entend aussi sur The proximity effect ("Sundown camp"). Le style "émo" se subdivise en différentes sous-catégories interminables (pour montrer que c'est bien underground ? pour faire style ?), là, on a du "chanté", du "crié" et du "pleuré", enfin... je crois... Le maxi commence avec "She died in june" et un fond sonore lourd et grave que viennent contrebalancer de douces notes de guitare et un petit tempo, et puis Xav se met à expulser ses émotions, ses textes, le terme "émo" prend alors vraiment son sens. Avec le chant, les instrus s'emballent puis tout se calme, les parties guitares se délient, les notes remplacent les riffs, le son clair remplace les distos, la basse descend dans les aigus, un sample de voix nous apaise, tout est bien ordonné, sage... et alors qu'on se mettait à rêver, on tombe de nouveau dans cet escalier douloureux, matraqué par les riffs et assailli par le chant. Les 3 titres reprennent plus ou moins le même schéma, variant les effets, les ambiances, laissant les guitares s'énerver avant tout le monde sur un "Sundown camp" où le chant est plus rock, plus soumis aux effets. Enfin, "Afterburner" est le moins facile des titres à approcher avec son intro très agressive, son rythme particulier, mais derrière on découvre un contre-chant et des espaces de calme où divaguent basse et guitare, suivies par un chant qui en devient pop-rock. Puis l'émo-tion reprend le dessus... impossible à dominer...