Rock
Sylver Cycle
Biographie > Sylvester?
Originaires de la région brestoise, les cinq premiers membres de l'actuel Sylver Cycle donnaient, à leurs débuts, plutôt dans le métal. Désireux de s'orienter vers une musique plus mélodique et moins agressive, ils se mirent alors en quête d'une chanteuse afin de trouver un son qui leur correspondrait plus. Lorsque Sylvia, fraîchement débarquée de Nice, intègre le groupe, Sylver Cycle prend sa forme définitive et peut se mettre au travail. Indie pop, rock alternatif, trip-hop, textures éléctro, riffs néo-metal, la musique du groupe se veut accessible et accrocheuse. A l'été 2004, non sans avoir auparavant rôdé ses compos sur les scènes de concerts bretonnes, Sylver Cycle s'attele à l'enregistrement d'un premier effort, un EP 4 titres éponyme dont la finalité est de servir de carte de visite au groupe, en Bretagne et au-delà.
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Sylver Cycle / Chronique EP > Sylver Cycle
Quatre, c'est le nombre de morceaux que compte ce premier effort discographique signé Sylver Cycle, quatre titres pour convaincre auditeurs et professionnels, quatre titres pour parfaire leur style musical et pour montrer ce qu'ils ont dans le ventre. Problème, le groupe a, sur les premiers titres de cet EP ("Anger" et "Let me breathe"), bien du mal à affirmer une véritable personnalité musicale. Assez conventionnels, lorgnant de très (trop) près du côté de groupes à succès tels que Lacuna Coil (pour la voix) ou Evanescence (pour les riffs), sans pour autant parvenir au niveau des deux références précitées. Autant le chant se distingue par sa justesse (on pense par moments à Kate Bush), autant les instrumentations ont tendance à pêcher, certainement par manque de matûrité artistique dans les compos, notamment au niveau des claviers, des samples et de la section rythmique.
Si le son de Sylver Cycle est très propre, très net pour une autoproduction, les deux premiers titres restent assez mainstream, une fois passée, la première écoute. Certains diront même formatés et un peu trop grand public. Même si le tout se laisse écouter sans déplaisir, quelques effets se voulant trip-hop sont à oublier et le songwriting ne brille par forcément par sa finesse. On l'aura compris, le groupe ne casse pas des briques. Correction, il ne casse pas encore de briques. Parce que la suite se montre plus convaincante...
Paradoxalement, si Sylver Cycle nous a laissé sur notre faim avec ses titres les plus catchy et énergiques, le sextet parvient à nous séduire avec les deux titres suivants. Plus travaillé du point de vue des arrangements, plus solide au niveau de la section rythmique, "My way" alterne passages calmes au piano et avalanche de riffs typiquement néo-metal, le tout servi par un chant au diapason. Le groupe applique la même recette à l'occasion du quatrième et dernier titre de cet EP ("Scary trip"), du moins dans la première partie du morceau, avant de conclure sur une seconde partie exclusivement instrumentale au piano. Un final empreint d'une mélancolie douce qui permet de refermer ce premier opus, sur une note très positive. On aurait pu s'attendre à pire.
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