rock Rock > Sweek > Chronique LP / The unbelievable cinematic crash

sweek : the unbelievable cinematic crashAvec son premier album et des concerts envoutants, Sweek s'est imposé sur la scène post-rock belge, il leur restait à confirmer que tout cela n'était pas un feu de paille avec un nouvel opus plus qu'attendu... The unbelievable cinematic crash enterrine définitivement leur talent, en s'éloignant notamment de l'influence de Godspeed You! Black Emperor, Sweek s'est rapproché de lui-même, Sweek est devenu unique. Et si on a plus de mal à les comparer aux monstres du genre, les Wallons ont conservé quelques "clichés" post rock comme la longueur des titres ("Thanx for sundays (nothing to do with any god !)" et une certaine ironie ("Tequila fitness club"), comme les instruments parlent bien plus sagement, écoutons-les...
"Thanx for sundays..." nous fait rapidement décoller, le rythme est effréné, les pauses sont très courtes, les cordes jouent sur l'intensité, la batterie sait s'éclipser pour renforcer les périodes de calme sans compromettre l'esprit du titre qui s'étend tout naturellement sur plus de quinze minutes... L'autre périple de l'album est "Tequila fitness club", la douceur du début laisse place à la frénésie et les cuivres colorent le titre qui nous emmènent sous le soleil, les notes chevauchent sous le soleil avant de se reposer autour d'un bon feu... La guitare est sortie, la nuit à la belle étoile s'impose même si les serpents rodent aux alentours, à chaque piste, Sweek nous apporte une histoire, composant la bande son idéale d'un film réalisé par notre imagination... Petite surprise avec "Tears of happiness" qui ne dépasse pas les 4 minutes, presque un interlude, avant de relancer les grands mouvements que sont "Iki" et "A dead sleeping forest". Toujours très dynamique "Iki" est assez enjoué, seul un passage laisse un peu de stress dans l'atmosphère, il en va de même pour "A dead sleeping forest", plutôt joyeux et primesautier dans l'ensemble avec un final orchestralement classe. Comme il restait un peu de bande pour complèter le CD, Sweek s'est offert "Trust me", un petit délire fait de collage sonore improbable et de chutes de studio où l'on perçoit quelques voix, enfin on pourrait croire que ce n'est qu'un délire jusqu'à cette idée fantastique surgit du violon...
Ceux qui trouvaient des défauts à Sweek en sont pour leurs frais, The unbelievable cinematic crash est un album unique qui amène les Belges sur les talons de certains Ecossais et autres Canadiens...

Oli
Janvier 2006
mis à jour Mai 2008

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