Rock > Subs
Biographie > un sous marin jaune ?
Subs, à ne pas confondre avec UK Subs, c'est le mélange des muscles de A Dong aux futs (bassiste des mythiques Brain Failure) et du charisme de Kang Mao au chant (laissant le côté Asian doll de HOTB, pour définitevement se ranger avec Tairie et Candice). Zhu Lei à la basse et Wu Hao, guitariste fou et la boule afro, complètent le quatuor.
Visiblement inspirés de la scène Scream-Punk de Beijing dont l'approche alambiquée des compos se retrouvent, Subs incorpore -là ou le Wu Liao colle l'énérgie brut, HOTB la douce folie et PK14 l'ultra sophistication- une sorte de L7 funky, le tout avec une attitude à la Blondie des débuts. Le groupe cite les Yeah Yeah Yeah ou Fugazi comme influence pour leur screamo, on les croit sans peine.
Un maxi Subs life, des concerts à travers la Chine et en Europe (Norvège, Hollande, Allemagne), encore un groupe démontrant, si besoin était, la santé et la vitalité de la scène punk de Beijing.
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Subs / Chronique EP > Subs life
Devant la foultitude de CD indé chinois qui mériteraient une chronique, pourquoi donc m'attarder sur ce 4 titres... ? et bien parce que Subs a, depuis 2002, developpé sa musique sans sombrer dans la facilité (Recycle, Reflector...) ou dans l'attitude parvenue qui déroule (HOTB, tout Scream ?). Au contraire, le groupe pousse toujours la démarche vers l'avant et a pris son temps pour délivrer ce premier maxi : Subs life. Artwork soigné (déjà rare dans la production underground chinoise), il bénéficie d'une bonne production et est masterisé en Suède (= son classe). Pour le rangement, le mettre à droite de Relationship of commands, de par l'organisation des compos jusqu'à la taille de la boule afro du guitariste (un punk Chinois avec une afro étant assez rare pour être souligné).
Ce maxi donc, screamo comme il faut, structuré, technique et réfléchi; laissant les instruments libres de s'amuser, et moi sur le cul de voir autant de technique et d'intégrité artistique, certains groupes de chez nous devraient en prendre de la graine. Le son impose son énergie et n'ennuie jamais, poussant toujours plus loin et bifurquant toujours là ou on ne l'attendait pas.
Les textes en anglais (point noir ?) sont variés, humain avec "8 o'clock" ou comment concevoir le réveil à Beijing. La guitare impressionne tout de suite par son efficacité, ce titre ouvre donc le bal. Féministe sur "Drew the line", dans la lignée d'un Hang On The Box. Ce "Drew the line" est en passant le meilleur titre du CD. Rythmes cassés, comme l'état du "Greedy worm" entre les lèvres de la chanteuse. Les enchaînements de solos, gros son et break servis par une technique impressionante, claquent dans le crâne. Enfin politique/social avec "Strange country" qui dénonce plus l'attitude face à l'oppression que l'oppression même (je calerai ici que l'on parle d'un groupe Chinois...), avec ce In fact we are not better than them propulsé par les riffs saturés et une caisse claire tonitruante. "What more" reste dans la lignée.
Cerise sur le gateau, Subs nous offre même en bonus une vidéo live à Guilin, on regrettera le mixage-collage, mais cela donne cependant un aperçu de la belle en train d'orchestrer une émeute. Ce genre de skeud en appelle à un bon pogo entre gentlemen dans une fosse remplie de p'tit kepuns aux yeux bridés ecarquillés, jouissif et à la folie libératrice communicative.
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