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En 1992, les Californiens de Strung Out ont été l'une des premières signatures du label de Fat Mike from NoFx : Fat Wreck Chords (No Use For A Name, Strike Anywhere, Mad Caddies...). Après quelques changements de batteurs et de bassistes, le groupe est aujourd'hui constitué de Jason Alexander Cruz au chant, Jake Ira Kiley et Rob Ramos aux guitares, Chris Aiken à la basse et enfin Jordan Burns à la batterie. Depuis les années 90, les Strung Out sortent régulièrement des albums dont voici une liste exhaustive :

Another day in paradise (1994)
Suburban teenage wasteland blues (1996)
Twisted by design (1998)
The Skinny years...before we got Fat (1998)
An american paradox (2002)
Live in a dive: Strung Out (2003)
Exile In Oblivion (2004)
Blackhawks over Los Angeles (2007)
Prototypes and painkillers (2009)

Strung Out / Chronique LP > Prototypes and painkillers

Strung Out - Prototypes and painkillers Lorsqu'un groupe commence à avoir une carrière conséquente, c'est désormais presque un rituel de se plier au best-of pas très palpitant pour les fans qui suivent la moindre sortie ou dans notre cas, l'alternative beaucoup plus intéressante de la compilation d'inédits et de raretés en touts genres : en l'occurrence, Prototypes and painkillers des Strung Out qui vient ponctuer 17 années de collaboration avec le label cultissime Fat Wreck Chords. Comme les Bad Religion, un incontestable modèle de longévité.
A l'instar des No Use For A Name et autres Descendents, Strung Out fait partie de ces groupes punk-hardcore dont la formule consiste en un savant dosage d'ingrédients : juste ce qu'il faut d'agressivité pour motiver la fulgurance sonique, juste ce qu'il faut de velléités mélodiques pour accrocher les neurones et la conjugaison souvent efficace de ces deux aspects qui donne ce mélange souvent détonant et foutrement rock'n'roll lorsqu'il est réussi. Durant ces 25 titres, on retrouve ce qui nous a plu durant la carrière du groupe : des tempi en mode "allons faire flasher les radars français", des riffs mélodiques/agressifs et des solos souvent réussis, des compositions qui déclinent le mot "efficacité" dans tous les sens, cette voix qui navigue entre l'éraillé et le plus passe-partout dans ses mélodies mais qui anime la marionnette Strung Out à merveille. La grosse heure de musique passe terriblement vite grâce à un agencement des titres intelligents et un va-et vient perpétuelle entre ce que le groupe fait de plus rentre-dedans et des moments plus mélodiques qui temporisent les ardeurs de notre hochement de tête frénétique. Si on suit les Strung Out dans toutes leurs péripéties sans trop sourciller (même durant la ballade folk un peu niaise "Velvet Alley"), c'est clairement sur les titres virulents et enflammés (les deux reprises : "I'm not a loser" des Descendents, "Bark at the moon" d'Ozzy Osborne) que les Californiens nous font plaisir.
En résumé, Prototypes and painkillers n'est pas pas l'album punk-hardcore de nos rêves mais un disque qui oscille entre l'excellent et le très bon : un amuse-gueule de luxe pour le prochain album de Strung Out qui devrait débarquer plus tard dans l'année. Si tu ne connais pas les Strung Out, c'est peut-être l'album qu'il faut essayer et si tu connais déjà le groupe par cœur, ce disque contient une pelletée d'inédits de haute tenue.