Stone Temple Pilots Non là sérieux, va falloir arrêter le délire avec les reformations misérables. Parce que si tous les groupes qui ont cartonné un jour dans les années 90 s'y collent, on n'est pas sorti du sable... déjà que c'est déjà quasiment le cas. Et pourtant, il a eu de la casse (déjà). On pense notamment à Creed (ouch), Hole (re-ouch), Soundgarden (bon là on ne sait pas trop en fait) sans parler des Smashing Pumpkins qui tirent sur la corde depuis trop longtemps etc... et voici maintenant que Stone Temple Pilots s'y met aussi. Pour mémoire, rappelons tout de même que STP, ça a notamment été Core (8 millions de copies écoulées et quelques tubes dedans), ou le très honorable N°4, une vie de rock stars (l'alcool, la drogue, zahia ?), des scandales, des shows enflammés, des cartons dans les charts et une explosion en vol (rock'n'roll quoi...) en 2002. Et là voici que le groupe renait de ses cendres avec un album éponyme.

Un pochette d'un goût douteux, un "Between the lines" molasson, un "Take a load off" pas franchement mieux (voire pire), le STP cuvée 2010 est franchement rouillé dans la mise en jambe et ce ne sont pas "Huckleberry crumble" ou "Hickory dichotomy" qui vont nous faire grimper au rideau (à la limite "Hazy daze" sur un malentendu...). Mais bon à ce niveau là, ce nouvel album de Stone Temple Pilots est encore "audible". Vous avez lu la chronique jusque-ici, vous avez eu raison, parce que c'est là que ça commence à se gâter sérieusement et qu'on peut commencer à rire. Parce qu'avec au choix l'abominable bluette "Dare if you dare" (âge moyen d'écoute : 8 ans... ou 74 c'est selon la date de péremption...), "Cinnamon" (idéal pour la bande-son d'American Pie 12, si ces gentils messieurs d'Universal veulent bien se donner la peine), "Bagman" (parfait en générique de dessin animé, mais pour les moins de 5 ans uniquement), on atteint des profondeurs abyssales en matière de "rock" (attention de ne pas oublier les guillemets, c'est super important). Une fois bien au fond, confortablement installé, surtout ne pas se presser pour remonter la pente quitte à devoir attaquer la falaise... et ça le groupe sait faire, semblant ravi d'enchaîner "Peacoat" (on va commencer à être à court d'arguments dépréciateurs mais on peut toujours se forcer un peu), "Fast as I can" (titre supposément rapide... à condition de vouloir sprinter avec un déambulateur) avant LE final. Grandiose de mièvrerie crasse : "First kiss on Mars" puis "Maver". Dur. "Artistiquement" (les guillemets encore...), c'est le néant... à en pleurer. Insupportable ? Oui, mais bonne nouvelle c'est fini, il n'y en a plus derrière. Parce que là, on était quand même à deux doigts et demi d'attaquer les enceintes à la hache. Stone temple pilots ? Où comment produire l'album rock qui va en dessous du zéro absolu. Et si là, ça cartonne, on peut fermer boutique.