rock Rock > The Space Cowboys > Chronique LP / Dead end streets & devil's night

the_space_cowboys.jpg Après Le Secret de Brockback Mountain, voici Dead end streets & devil's night et ses cowboys qui ont décidé de s'envoyer bruyamment en l'air. Mais cette fois, aucun érotisme torride, ni romance inavouable au programme des réjouissances, c'est plutôt du rock pur et dur, alcoolisé et hormoné qui vient titiller les cages à miel des amateurs du genre. Abrasifs et rageurs, des titres tels que "Sleeping enemy" ou "Beat me" délivrent un torrent de riffs heavy tendant vers un punk'n roll des chaumières. Des morceaux brefs (une seule et unique fois plus de trois minutes !) lancés à pleine vapeur sur une autoroute rock'n roll. Direct et sans effets superflus, cet album signé The Space Cowboys est un suprenant cocktail à très haute teneur énergétique. Claquant dans les enceintes, comme un upercut que l'on prendrait en pleine face, il enchaîne les quilles à un rythme effrené, ne laissant jamais le soin à l'auditeur de reprendre ne serait qu'un peu de son souffle ("Gimme good", "Lead end streets"...). Rien à dire, ça va vite, très vite, trop vite même parfois, tant on a, après sept ou huit titres, un peu l'impression de ne plus arriver à suivre la cadence infernale imprimée par ces Space Cowboys. Lesquels ont décidé de se vider les tripes avec cette album décidément salvateur.
Pas le temps de prendre de cuite pendant le trajet, l'auditeur néophyte aura à peine le temps de renverser la moitié de sa bière sur le tableau bord que le groupe enclenchera déjà la seconde, laissant derrière lui un beau nuage de sable et de poussière. D'autant qu'après six titres expédiés à la vitesse du son (évidemment...), les cowboys de l'espace nous font le coup de la petite respiration introductif de "Gotta go" pour finalement nous démontrer avec perte et fracas qu'ils pouvaient encore accélerer l'allure. Et tant pis pour les retardataires. A écouter les lignes de gratte d'un "Nothing so right" ou "Dirty wind", on se doute que les gratteux doivent avoir la main leste pour intégrer la joyeuse troupe, mais également qu'en live, ça doit valoir son pesant de "peanuts". On pense aux suédois de The Hearsemen pour la vitesse d'exécution, aux Hellacopters pour le côté incendiaire du truc mais surtout on prend une belle claque dans les écoutilles à l'écoute de leur album. Pour l'inventivité et le renouvellement d'un genre passablement usé jusqu'à la corde, on repassera. Heavy rock speedé et dopé à une substance encore non détectable (sic), le son de The Space Cowboys mériterait un petit contrôle anti-dopage avant de s'envoler vers les étoiles, tant les gusses semblent tenir une santé du tonnerre. La fusée est sur orbite, les suédois affolent les chrono. 13 titres en l'espace d'un peu moins de 33 minutes, joli score de la part de cette bande de zicos plutôt du genre pressés et qui ont, sans aucune contestation, autant le riff qui dérouille que la gâchette facile...

aureliO
Septembre 2006

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