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Sound Toy

Biographie > le son du jouet

Sound Toy c'est le jouet de quand tu étais petit, tu sais, le genre t'appui sur une couleur et t'as une émotions, voila, c'est ça Sound Toy (ShengYin WanJu en chinois, ça peut également se traduire par Sound&Toy).
Formé en 2001 autour de Qu Bo (chanteur/guitare) sur les cendres de ChaoShengZheDeBeiPan, le groupe comprend actuellement (après moult remaniements), Liu Jing (basse), Dou Dou (batterie) et Huang Jing (clavier).
L'histoire du groupe peut se comparer à une porte, celle du Little Bar. Une fois passé, et les planches brulées, le groupe fer de lance du SiChuan eut la chance de participer aux différents festivals Sichuanais, de tourner en Chine, et même de décrocher une place au MIDI et au Lijiang Fest de Cui Jian. Actifs sur plusieurs compilations : Little Bar 1997-2002, Sampler painkiller mag et un autre mag dont le nom m'échappe, ainsi que sur DiXia Chengdu Vol. III, le groupe connaît une reconnaissance nationale dans le milieu indé, notament avec des titres tels "Hero" (40 minutes et 20 ambiances). 2003 voit enfin l'arrivée de leur premier bébé, signé sous le label du Little Bar, The most wonderful trip (Zui MeiMiaoDe MüXing).
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Xiao_Marv
Octobre 2005

Sound Toy / Chronique LP > The most wonderful trip

Sound Toy : The most wonderful tripAprès avoir démontré leur talent sur DiXia Chengdu Vol. III avec un titre ultra claustrophobique qu'on se passe en boucle, Sound Toy débarque officiellement avec leur premier album Zui MeiMiaoDe MüXing (The most wonderful trip). Donc voila, autant être honnête cela rentre dans la catégorie pop rock chelou et par la grande porte qui plus est. Rock émotionel, mais loin des clichés occidentaux, ici on voyage dans toutes les émotions, sans s'en tenir aux sempiternels niaiseries dont le pop rock rafolle. Chaque titre est son propre univers, Sound Toy expérimente dans tous les domaines, et dans l'ensemble transforme l'essai.
Les quatres premiers morceaux sont passables, style soft rock, relaxant. "Sleeper" / "QiJi" (Miracle) / "QingChun" (Jeunesse) / "WanMeiDeYiTian" (Jour Parfait) tourne dans le style piano, guitare sèche, voix douce, samples, rien de transcendant à par les paroles labyrinthiques. Qu'on me comprenne bien, c'est aussi émotionnel et efficace qu'un "Yellow" de Coldplay, et la voix est méchamment posée pour remporter ce titre, cependant, faut aimer Coldplay évidement.
En vicieux, l'album se construit et se densifie durant ses 4 titres, révélant une autre facette du groupe, avec ajouts d'expérimentations aux fils des titres tel des violons bien sentis et ambiances easy listening ("QiJi"), des paroles condensées en une phrase pour 7 minutes, du synthétiseur à la Isaac Hayes et back beat groovy ("QingChun"), des vocaux Coheniens, une morale qui "cherche l'espoir dans le caniveau" (sens propre) avec samples de manège ("WanMeiDeYiTian").
"XingQiTian DaJie" (Sunday's street) explose les conteurs et renverse la donne. Un peu comme si John Lennon revenait et constatait le monde. Dans la mouvance Cool Fairyland, le titre se pose sur la longueur, intro instrumental gothique sur les 2/3 des 11 minutes avant le réveil, laissant les instruments parler d'eux même, l'émotion infantile, paisible et dans l'ensemble optimiste des titres précédents, laisse place à du sombre, très sombre. La voix haletante, douteuse, hagarde, se ressaisit au fil du titre, affirmant le contre-pas direct aux premiers morceaux, rien ne va plus. Sound Toy visite le doute, la peur, la désillusion, à toi de voir. Ce titre joue sur une certaine folie (création ?) et part de ce morceau, pierre angulaire de l'album pour la laisser prendre le dessus. Pas la folie exubérante de Patton ou Psykup, non, la douce folie calculée. Des sifflements et tambourins nous accueillent pour un "Ai Ling" psychédélique, la voix et les ch½urs couplés aux rythmes loufoques, entre Beatles et les Little Rabbits cuvée 90, on visite l'éphémère. Le son volontairement crade, les roulements de tambours, les riffs punk, les choeurs de la foule, le chant ivre et les rires à la Dir En Grey font de "WeiLai" (Futur) un titre déconcertant... surtout qu'en on sait qu'ils parlent de devenir adulte. "MiMiDeAi" (Amour Clandestin) balance les larsens, ça crie, chant mégaphonique, ça sature à bloc puis finit en balade folk... "BuXiu" (Immortel) conclut l'album par une expérimentation solo basse accompagné de guitare et jeux de voix passés sous filtre en back, venant confirmer tous le bien qu'on pensais d'eux, un groupe à part...
Même si le tout semble incohérent, le fait que ça ne le soit pas fait de cet album une tuerie créatrice, à ranger sur l'étagère des cds à écouter et réécouter pour capter pourquoi cela intrigue tant...
Le bémol, pour ceux qui n'aime pas Coldplay, passer direct à la 4... pour ceux qui aiment, arrêter à la 4.
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Xiao_Marv
Octobre 2005