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Les Sons Of Frida sont nés en 2004 à Paris. Leur discographie est constituée d'un EP nommé 25 days EP et de quatre albums : Toboggan LP en 2005, The white face of Alison K. en 2008 et The Bulgarian LP en 2010...

Interview : Sons Of Frida , L'interview des fils de Frida (oct. 2010)

Sons Of Frida / Chronique LP > Tortuga

Sons Of Frida - Tortuga Difficile de confirmer après un album haut de gamme comme le The Bulgarian LP. Enfin normalement, car les Sons Of Frida vont pourtant le faire haut la main. Et ce n'est pas parce qu'un morceau s'intitule "Cactus" (comme un titre des fabuleux Pixies...) que je suis corrompu, c'est juste que Tortuga réitère l'exploit de la baffe sonique. Et puis c'est tout.

Le premier morceau, "Clavicule", voit déjà le groupe s'émanciper de l'omni-influence-présente Sonic Youth pour juste accoucher d'un excellent titre purement made in Sons Of Frida. Les guitares sont acérées et entêtantes, le chant mi-scandé empiète rapidement sur les plates bandes de tes neurones et il faut très peu de temps pour réaliser qu'on a là une entame d'album qui percute le thorax. Le second titre n'est pas en reste, avec une section rythmique qui s'illustre pour se faire saloper par un canevas de riffs, et quels riffs, le chant là aussi marque les esprits, le leitmotif ("my fingers are so dry"...) également. Bref, c'est du tout bon. La troisième piste voit l'apparition de la trompette qui donnait une coloration particulière à certains titres de The Bulgarian LP et c'est là encore une réussite, parce que le songwriting tient en plus parfaitement la route. Inutile de continuer un descriptif laborieux, il n'y a rien de critiquable sur cet album, même la pochette de l'album fleure bon la classe.

Il faut tout de même préciser que "Cactus", est aussi bien carrossé que votre serviteur et que le morceau de conclusion, "Teenage mutant turtle", offre un moment de noise épique qui donne l'occasion aux Sons Of Frida de démontrer toute la maitrise de leurs affaires lorsqu'il s'agit de faire parler Monsieur Larsen. La piste en question dure 10 minutes et captive de la première à la dernière seconde. Bordel, que c'est bon d'avoir un album de cette trempe dans les oreilles.

Sons Of Frida / Chronique Split > Orchestra

Sons Of Frida - Rome Buyce Night J'avais adoré The Bulgarian LP de Sons Of Frida qui a été, et reste, l'un de mes disques de chevet parmi la multitude des groupes hexagonaux que l'on reçoit à la rédaction. De son coté, mon vénérable collègue AureliO avait l'air d'avoir apprécié Rome Buyce Night et sachant combien le bonhomme peut-être difficile à contenter, ce groupe ne pouvait qu'être bon. L'association de ces afficionados d'une noise plus que bien branlée a largement le potentiel pour aiguiser l'appétit. Et franchement, il y a de quoi avec Orchestra, un EP qui partouze les identités de ces deux groupes... Car au lieu de la faire comme les ¾ des splits, c'est à dire deux morceaux chacun dans le local de répét', les deux groupes se sont vraiment mélangés pour aboutir à un résultat qui inspire le respect et la singularité.
Dès le premier titre, on retrouve la patte des Frida avec cette trompette en mode mélodrame façon Miles Davis (je citerais Sketches of spain pour faire l'érudit de comptoir et de toute façon, je ne connais que celui-là...) et un chant parlé qui annonce le dynamitage de la poudrière. Et c'est le cas, le rythme s'accélère, les guitares cachent leur timidité au placard et deviennent sur-jouissives en mode Sonic Youth dopé au viagra, pour ne rien gâcher. Les deuxième et troisième titre prennent un autre chemin, celui de la confrontation vicieuse, le propos s'intensifie sensiblement, mais jamais n'explose : se désinhibera ou se désinhibera pas.... Finalement ce sera pas. Bande de salauds, c'est vraiment dégueulasse de jouer ainsi avec les nerfs de l'auditeur. Orchestra se conclue sur une piste ou le rythme se calque sur un trip-hop vaporeux et neurasthénique pour jouer ensuite aux montages russes de décibels. Une claque et une sacrée bonne idée que ce split album plutôt hyper classe.

Sons Of Frida / Chronique LP > The bulgarian LP

Sons Of Frida - The bulgarian LP Sons Of Frida nous vient de Paris et c'est la dernière claque noise : ni plus, ni moins. Pourquoi ? Les 7 titres de The Bulgarian LP répondent à cette interrogation et sont autant de raisons de se procurer l'album rapidement. Décryptage étape par étape.

"The Street" : grosse claque. Un peu de Sonic Youth pour la déflagration, un peu d'Unsane pour l'épaisseur sonique mais également de Mclusky pour la voix. Le résultat c'est un titre méga-envoutant en plusieurs parties : une phase noise, un déchainement de guitare tranchante qui se durcira progressivement pour finir dans un bouillon électrisant. La claque.

"Burn" : ça commence comme du Shellac meets Sonic Youth, mélodie simple mais scotchante et paroles gluantes qui collent au cerveau. Grand moment de ce titre : le cœur "Coltranien" avec trompette, c'est beau et magnifiquement amené.

"Quiche" : titre instrumental nerveux et percutant. Je valide.

"6.5" : morceau excellent également. L'apparition de la voix vers le milieu marque un durcissement de ton et un final sous le signe de l'électricité. Bien jouissif.

"Molly Spencer" : la sœur à Jon Spencer ? Etape courte à base de tribalité percussive et de trompette. Dépaysante et excellente intro' pour le morceau suivant, le bien nommé :

"Beefdealer" : périple noise-rock instrumental de 7 minutes avec quelques velléités post-rock. Grimpe sur la monture Sons Of Frida et laisse-toi guider : ils maitrisent à mort leur sujet et jouent à merveille avec le bouton de Madame Tension.

"Cut the house" : ambiance noise plombée puis feux d'artifices bruitistes en mode "attention ça va saigner" pour repartir ensuite vers cette musique folklo' abordée sur "Molly Spencer". Et tout ça sur une durée de 11 minutes pas monotone du tout. Chapeau.

Conclusion : c'est une réussite totale... (puis le digipack et l'artwork sont drôlement esthétiques...)

NdR : l'album est en écoute sur Spotify. Tu peux le trouver via notre playlist et la chanson "Burn" qui en fait partie. Bonne écoute !