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Biographie > Fils de Bouddha

Sons of Buddha Sons Of Buddha est un groupe spirituel dont la religion est de propager le rock 'n' roll dans toutes les bonnes paroisses que sont les caf'conc', les salles, les bars, les festos, bref, les lieux de culte où il suffit d'un peu de courant pour brancher les instruments et ainsi prêcher la bonne parole. La vérité est enfin dévoilée : Buddha a trois fils, Forest, Ed et Pat. La communion de leurs forces spirituelles est résumée en un groupe, SOB, et en une grosse poignée de chansons le tout condensé pour chaque fidèle que nous n'allons pas tarder à devenir dans une bible sonore The Devil, The Unknown.... Ce disque contenant les 13 commandements a été mis en boite en quatre jours chrono dans le temple de Bush Kabanon, et c'est au gourou de Dirty Witch Records à qui il revient la mission de diffuser la bonne nouvelle : Buddha est un rocker, et ses rejetons ont hérité indiscutablement du papa.

Review Concert : Sons of Buddha, Forest Pooky en live au bar (Nov. 2012)

Interview : Sons of Buddha, Sons Of DiBuddham en interview (sept. 2013)

Interview : Sons of Buddha, Dirty interview (déc. 2008)

Chronique Compil : Sons of Buddha, Cafzic is still burning : Punk covers

Sons of Buddha / Chronique LP > Didoudam

SOB_didoudam Bon, ma mission est de te dire tout le plus grand bien de Didoudam, troisième album des fantas(ti)ques Sons Of Buddha en 3500 signes. Chaud. Surtout qu'au moment où tu finiras de lire cette phrase, j'en aurai déjà cramé 225. Alors je vais tenter de faire le boulot avec la plus grande dignité possible pour te donner l'envie d'acquérir ce disque au stand du groupe lors d'un concert ou site de Dirty Witch. En même temps, je ne vais pas me forcer pour dire le plus grand bien de Didoudam. Car ce troisième effort des frangins Ed (batterie)/Forest (guitare) accompagné de Pat (basse) est frais, énergique, mélodique, fun et prenant. Tout ça dans une même galette mon gars. Un concentré de punk rock/power pop à en faire pâlir les amateurs de vocaux parfaits et de refrains coup de poing.

Dix plages composent Didoudam : une introduction (dispensable) et neuf chansons composées dans l'urgence, sans prise de tête mais à la qualité irréprochable. Comme souvent, Sons Of Buddha fait des merveilles quand il s'agit de pondre une putain de mélodie qui te trottera dans la tête toute la journée ("Stick around", "Last night"), pour enquiller des titres courts et allant à l'essentiel ("I don't want to know", "Last night", le formidable "Five Minutes" où le charisme vocal de Forest prend toute dimension) ou pour enchaîner cinq accords à fond les ballons sur fond de paroles à mourir de rire (le déjà cultissime "Gérard Depardieu"). Le talent de ce groupe pour transformer un riff en un tube est déconcertant. Et presque énervant.

Mais il ne faut pas se fier aux allures ramonesques et faciles à appréhender des titres composant ce disque. Ces trois mecs ne sont plus à présenter, et plutôt que de réciter la liste des groupes dans lesquels ils jouent ou ont joué (il te suffit de lire l'interview de Forest Pooky dans ces bonnes pages), je préfère m'enthousiasmer à l'écoute de l'énorme boulot au niveau des voix (le véritable "plus" de ce groupe). La puissance vocale de Forest fait office d'un véritable quatrième instrument sur ses parties solos ("Five Minutes", "Last night"), tandis que la voix mélodieuse et acidulée de l'ami Ed fait mouche à tous les coups (le tube "All my friends are loosing their hair", "Gérard Depardieu"). Alors imagine quand les deux s'entremêlent, ça fait des dégâts. Cerise sur le gâteau, la participation de Kepie Ghoulie (Groovie Ghoulies) pour l'excellente reprise de "Dance, Dance, Dance to the Radio" des M.O.T.O.

Sons Of Buddha est un groupe de punk rock comme je les aime : tu sais déjà ce qui t'attend quand tu enfournes la galette dans le mange disque, et tu ressors pourtant de la première écoute conquis et agréablement surpris de par la qualité des compositions et des arrangements vocaux. Je te conseille de jeter un coup d'œil du côté des paroles et de le lancer le disque en mode "repeat" : je peux t'assurer un bon moment en compagnie d'un groupe que j'espère le plus présent possible sur la route pour communier autour de la divinité punk rock. Par contre, les gars, faudra peut-être penser à changer de graphiste, c'est pas sérieux tout ça. Au fait, j'ai rédigé cette chronique en 3150 signes. C'est tout.

Sons of Buddha / Chronique LP > Buddha hates us all

Sons Of Buddha - Buddha hates us all Quand Sons Of Buddha a sorti son premier album The Devil, the Unknow..., on a frisé l'hystérie collective. Voyez plutôt : un trio rock 'n' roll servant sur un plateau doré un album des plus frais, des punk songs à la limite de la perfection et des refrains à se taper la tronche contre les murs en béton...bref que du bonheur. Pourtant, personnellement, j'ai craint que ce groupe sorti de nulle part ne soit qu'une illusion, un petit tour et puis s'en va retourner à ses activités principales, à savoir UMFM, The Pookies, ISP, The Black Zombie Procession, Bad Chicken. Mais que nenni, les trois rejetons de Buddha sont toujours là pour défendre la cause du rock crétin et du punk dansant. Et voilà que débarque la deuxième galette des SOB, Buddha hates us all. Et quel galette les enfants ! Ces salopards ont accouché pour Dirtywitch Records d'un disque... je ne trouve pas le mot exact...euh...pffff...allez...je me lance...génial. Et je pèse mes mots. Ce disque, que dis-je, cette offrande des chefs spirituels respecte impeccablement les préceptes de la légende du rock 'n roll : son qui tue (forcément, quand c'est mis en boite par Alex Burel, responsable des derniers ISP et UMFM), riffs qui déboîtent, titres fun et percutants, voices à en chialer, compositions épurées mais véritablement efficaces. SOB, de par ce nouvel album, reste dans une veine très Ramones, tout en ayant pris le temps de composer des tubes, de peaufiner l'enregistrement et les mises en place et en agrémentant ses "cartons" avec des sonorités classieuses. Ainsi, l'orgue dans "Adieu", sur les refrains, décuple la puissance du titre. L'alternance du chant entre Ed et Forest est irrésistible, les deux se complètent parfaitement, et l'énergie déployée par la basse fougueuse de Pat Buddha, les guitares tranchantes de Forest Buddha et la batterie martelée par Ed Buddha rendent ce disque de punk pop rock 'n' roll vraiment attirant. Les morceaux débiles et énergiques tels "Drunk Punk" ou "Psycho Pat" (merci Patrick !) côtoient pour notre plus grand bonheur les morceaux aux accents romantiques (putain, n'importe quoi le Gui de Champi) comme "The most important are the smallest signs" ou le CULTISSIME "So Tired" et les ramonesques(copyright déposé) "Adieu" et "Heartless games". Que des cartons. Alors qu'à l'écoute du premier méfait du groupe, on était tenté de penser que SOB n'était qu'une récréation pour ces trois musiciens déjà surbookés avec leurs groupes respectifs, on ne peut plus nier le fait que Sons Of Buddha est un véritable groupe plein d'avenir qui n'a pas fini de nous surprendre. Car faites-moi confiance, ce disque est indispensable pour tout ceux qui aiment le rock rentre dedans, les morceaux à la "j't'emmerde", les titres qui font chialer tout en tapant le rythme du pied, bref, pour ceux qui ont bon goût. Et ça tombe bien, avec ce disque dans ma discothèque, en plus d'avoir du bon goût, j'ai la classe. Je profite de cette chronique pour informer Ed Buddha que je les ai trouvé, ces putains d'accords de "So tired".

Sons of Buddha / Chronique LP > The Devil, the unknown...

The devil, The unknown... Sons Of Buddha n'est pas un groupe comme les autres...une guitare, une basse, une batterie, trois musiciens polyvalents jouant chacun dans un groupe qui possède déjà un emploi du temps chargé (ISP, The Pookies, Uncommonmenfrommars), et une volonté commune de se défouler, de pratiquer une passion commune : le rock à guitare, le punk productif, la musique plaisante, bref, le bonheur. Non pas que leurs groupes respectifs soient chiants à mourir (au contraire !!!), mais l'envie d'en découdre avec un nouveau projet, à des instruments qu'ils ne pratiquent pas "officiellement" et revenir à la "base" de leur aventure, voilà peut être les motivations des SOB. Créé il y a deux ans sans savoir où tout cela aboutirait, voilà le groupe sur la route pour défendre, non, pardon, jouer avec plaisir et entrain un disque sans prétention et pourtant d'une qualité indiscutable. Quelques répètes irrégulières dans le temps et quelques apparitions surprises dans des fêtes plus tard, le répertoire bouclé, voilà le groupe mystère lâché dans la nature avec unThe Devil, The Unknown... impeccable. Les valeurs de ce disque sont claires et franches : fun, rock, simplicité, efficacité. Treize titres (tiens tiens, et pourquoi pas 666?) et tout autant de tubes. La preuve ? Prenez le premier titre de cet album sobrement intitulé "Sons Of Buddha" et vous aurez la preuve vivante qu'une intro impeccable, un refrain entraînant, deux voix complémentaires et des couplets énergiques sont indiscutablement les ingrédients d'un tube interplanétaire qui deviendra l'hymne du groupe. Et la suite se passe de commentaires : l'excellent "Lost in Geneva", les rapides et efficaces "Fuck me Up", Bring me down", les morceaux punk gratinés de pop "Fade Away" ou "Kill me before I try" et ces morceaux qui vous tireront quelques larmes comme "Still waiting" (à l'intro très Second Ratienne !) ou "The devil, the Unknown...". Savant passer de l'énergie punk à la pop mélodique, Sons Of Buddha rend hommage à des groupes qu'il a écouté lors de ses méditations rock 'n' rolliennes. Sons Of Buddha jouent à l'ancienne, pas de production étincelante, pas de milliers de guitares mises en boite, juste trois disciple du rock qui en découdent avec la musique de satan dans le plus simple appareil : la classe. Ed et Forest assurent des lead vocaux comme s'ils chantaient ensemble depuis qu'ils sont momes (hé hé !), les zicos assurent leurs parties comme il se doit, et ça forme un disque sans prétention carrément entraînant. SI je peux me permettre un petit comparatif, ça me rappelle qu'il y a quelques années, un groupe nommé Mud m'avait donné la même impression : une bande de copains s'échappant de leur paroisses respectives pour faire un disque dans l'urgence, pour rigoler, loin des contraintes en tout genre. Alors evidemment,on ne va pas crier au génie, Sons Of Buddha n'ont pas inventé le fil à couper le beurre. Et alors ? ce n'est pas ce qu'ils revendiquent. Eux, leur truc, c'est pas de pression, juste l'envie de se marrer, mettre sur bande des chansons écrites avec humour et passion, et monter dans un van sans rien calculer, juste brancher des instruments pour s'éclater. Le rock quoi ! De la simplicité à l'état brut. Quand à savoir si ce super groupe durera vingt ans ou six mois, on s'en branle : prenons plaisir avec ce qu'ils nous offrent et vivons l'instant présent. Comme quoi on peut concilier un CV musical de caïd et savoir s'amuser. Alléluia, euh, pardon, Sons Of Buddha !!!