rock Rock > Slowride

Biographie > lente chevauchée

Alors que C/S vient toujours de parvenir jusqu'à chez nous, on découvre en parcourant la biographie de Slowride (à ne pas confondre avec Slowdive) que le groupe en est en réalité à son troisième LP, puisque cet album a été précédé par As I survive the suicide bomber et Building a building, déjà parus sur Deep Elm Records (également label du combo punk'n roll Small Arms Dealer). Composé de Dan Phillips (chant/guitare), Rob Marchant (basse) et de Steven Visneau, le trio Slowride a également sorti un split EP avec Red Animal War et est apparu sur la compilation Emo Diaries, dont le cinquième volume est sorti dans les bacs en février 2006.
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aureliO
Mars 2006

Slowride / Chronique LP > C/S

slowride.jpgUne intro folk acoustique à la mélancolie douce, avant l'entrée des riffs éléctriques et saturés, "A new day is upon us" marque les esprits et manie d'autant plus l'éclectisme musical (folk, indie rock, grunge) que la mélodie, particulièrement inspirée, est aisément reconnaissable. "The year of the snake" et sa rythmique très "Foo Fighters" débarque sur la platine, bientôt suivi d'un "Slowly", à l'énergie typiquement punk, le tout pour un résultat efficace et maîtrisé, qui démontre avec force la capacité de Slowride à passer d'un genre à l'autre sans le moindre souci.
Des morceaux relativement court (souvent moins de trois minutes), un rock varié même si ne brillant pas forcément par une très grande originalité (les influences de Nirvana et Jawbreaker) ne pouvant être ici passées sous silence, le combo américain livre un album à la fois catchy, mélodieux et enlevé. Une fois passé quelques titres un peu convenus ("You can't tell me how it is", "Rust killer"...), le groupe fait preuve de qualités techniques intrinsèques sur "It's good to be back" et "Elouisa". Section rythmique béton, évoquant d'ailleurs parfois un peu la bande de Dave Grohl, densité des riffs, brièveté des compos... En clair, du simple, court et terriblement efficace. Franchement que demande le peuple ?
Avec un morceau "R H" ou "...", les instrumentations ont plus tendance à tirer du côté des Queens of the Stone Age, les influences stoner en moins. Entre les deux, Slowride délivre une ballade folk rock exclusivement instrumentale et sobrement intitulée "For Lola". Triste, posée, inéluctable, levant ainsi le voile sur une autre facette du groupe. encore une fois. A croire que les membres du groupe sont parvenus à trouver le compromis idéal entre un son qui leur soit propre et la synthèse de leurs influences musicales. Le tout, l'espace d'un C/S aussi varié qu'agréable à écouter tant il contentera les amateurs de rock au sens le plus pur du terme.
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aureliO
Mars 2006

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