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Biographie > chaise d'argent

Pendant longtemps a trainé sur ce site une "fausse" page Silverchair, une idée intéressante, celle du dialogue entre fans pour un résultat plutôt moyen, la sortie de Diorama nous permet de retracer brièvement l'histoire du groupe au travers de ses 4 albums...

Silverchair / Chronique LP > Freak show

Silverchair : Freak show Silverchair part alors autour du monde pour démontrer que malgré leurs 16 ans ils savent tenir une scène. Le pirate Les enfants terribles en est un témoignage flagrant. Acclamés, encensés, adulés, les chair retournent chez eux se reposer et ont pour délicate tâche de ne pas décevoir leurs fans. Les premiers accords de "Slave" tombent sur nos têtes en 1997, c'est le titre qui ouvre le Freak show, la production (Nick Launey/Andy Wallace) est nettement plus soignée, le son du groupe gagne en clarté, le travail en studio se fait nettement plus sentir que sur Frogstomp, les effets sont nombreux, les arrangements davantage travaillés. Sur certains titres plus rageurs, Daniel Johns emprunte clairement à Nirvana ("Lie to me", "Learn to hate") mais la véritable surprise de cet album, surprise qui décontenancera un temps les fans, est l'hommage à Led Zeppelin sur "Petrol & Chlorine", titre acoustique où se mêlent citar et violon, instruments très prisés par Robert Plant. Freak show est dans l'ensemble assez sombre, les paroles traitent de rupture, de relations difficiles, de solitude mal vécue ("Abuse me", "Cemetery", "Roses", "Nobody came", "Pop song for us rejects", ...). Mais au lieu de se lamenter sur ce douloureux état, le public préfère entendre exploser les riffs de "Freak" sans trop s'occuper des paroles, Silverchair est toujours aussi efficace, jouant sur les nuances couplets calmes / refrains destroy pour ravir les foules et les achevant avec "Israel's son".

Silverchair / Chronique LP > Diorama

Silverchair : Diorama Après 120 concerts en 1999 dont quelques uns avec les Red Hot, les australiens prennent une année sabbatique, font la une des journaux people avec leur job de vendeur de disque ou leur petite amie célèbre, ils sortent de leur retraire pour le Rock in Rio, concert énorme durant lequel ils présentent de nouveaux titres qui augurent d'un retour au grunge... David Bottrill (Tool) enregistre le nouvel album, le groupe est lâché par sa maison de disque (après qu'elle ait écouté les titres ?) et doit s'en trouver une autre. Diorama sort finalement début avril en Australie et en Nouvelle Zélande et durant l'été 2002 dans le reste du monde où la plupart des fans ont acheté l'album en import ou l'ont téléchargé sur le net... La porte ouverte nous invite-t-elle à la gay pride ? Non, elle nous invite à pénétrer dans le monde magique et merveilleux de "tout est beau, tout le monde est gentil - land". Silverchair s'est enterré sous des tonnes d'instruments inutiles, d'arrangements lourds et de symphonie mielleuse pour adolescentes en mal d'amour du beau Daniel... Diorama n'a qu'un seul mérite, celui de faire apprécier plus largement Neon ballroom ! Certes "One way mule" ou "The lever" ont la patate mais noyés dans la masse, ils ne sauvent pas cet album qui marque plus par ses erreurs que par ses bons côtés. Au somment de l'intolérable pour le fan de "Blind" ou des "Pure massacre" du passé, on trouve de trop nombreux titres insipides et plats... Que dire de "Lov your life" et de son pipeau magique ? de son absence presque totale de guitare ? de sa batterie endormie ? de ses insupportables "tu tutututu tu" ? Daniel Johns fait varier son chant jusqu'à l'indigestion comme sur "Across the night" qui de plus nous mortifie par ses mélodies marrypoppinsiennes. Silverchair aurait-il vendu son âme au diable des charts et de la soupe populaire ?

Silverchair / Chronique LP > Frogstomp

Silverchair : Frogstomp Années 90, Australie, côte est, faubourgs de Newcastle, Merewether, deux amis d'enfance Daniel Johns (chant, guitare) et Benjamin Gillies (batterie) décident de former un duo rock dénommé Short Elvis. Un autre de leur pote devient bassiste, c'est Christopher Joannou, un quatrième larron prend une deuxième guitare mais doit déménager et quitter le groupe qui a pris comme nouveau nom The Innocent Criminals. Ils ont 12-13 ans, sont au collège, reprennent des standards dans leur garage et animent quelques fêtes pour leurs amis. Ils décident d'envoyer "Tomorrow", une de leurs premières compos pour le concours national de la radio JJJ. La légende veut que le groupe changeant de nom se soit trompé en l'écrivant et de Sliver Chair ils soient devenus les Silverchair. Peu importe sur le moment... mais par la suite : surprise, ils sont plébiscités, remportent le concours et c'est dans les locaux de la célèbre radio rock aussie qu'ils enregistrent 4 très bons titres, le Tomorrow EP. Le succés est fulgurant, quelques jours après Ammon!a (leurs cousins éloignés) ils signent chez Murmur/Sony et en 1995 sort leur premier album : Frogstomp. Le duo Short Elvis écrit les 11 titres qui sont presqu'autant de bombes. Seuls "Faultline" et "Cicada" sont un peu en-dessous du niveau des autres compos qui réveillent le petit monde du grunge, toujours pas remis de la mort de Kurt (Cobain). Une part des critiques leur reproche d'ailleurs de trop s'apparenter à leurs aînés Nirvana ou Soundgarden. Mais les oniriques "Israel's son", terribles "Pure massacre", délicats "Suicidal dream", enragés "Mad man"... et la candeur du jeune trio charment le monde entier. Frogstomp émerveille par son énergie et ses aspérités qui accrochent les oreilles.

Silverchair / Chronique LP > Neon ballroom

Silverchair : Neon ballroom Après une nouvelle tournée mondiale, et deux ans après leur précédent album débarque Neon ballroom. Le titre phare de l'opus "Anthem for the year 2000", laisse présager du meilleur, mais la désillusion est grande. Près de la moitié des titres sont dénués d'énergie, d'attaque et de riffs Silverchairiens. A la place on a une voix suraigue et un orchestre symphonique sur "Emotion sickness", une balade pour feu de camp avec "Ana's song (open fire)", du piano et des violons sur "Miss you love" et "Black tangled heart", un refrain aseptisé pour "Point of view", une vieille rengaine sur un "Paint pastel princess" qui a pourtant un assez bon fond. Du côté obscure des relations humaines, Daniel Johns tombe dans le côté eau de rose... Mais quelques titres ont gardé la force, l'énergie, la rudesse du Silverchair du passé, ceux qui traitent de sujets moins légers comme le "Spawn again" pour la défense des animaux, le rancunier "Dearest helpless", l'excellent "Satin sheets" qui incorpore un peu d'électronique bien dosé et le "Steam will rise", moins violent mais où on retrouve Ben et Chris en pleine possession de leurs moyens. Les titres sont tous plus fouillés, plus aboutis mais aussi plus lassants pour certains, le groupe commence à trop réfléchir et c'est son envie qui semble fléchir. Les très bons riffs sont rares, comme si le groupe manquait d'inspiration, et même si "Anthem for the year 2000" est assez simpliste, il est efficace, quand les chair perdent leur rage, leurs titres perdent de leur relief. Même les clips se ressemblent tous et semblent issus d'une même session, la tournée qui suit l'album est triomphale mais tous les soirs le combo récite son spectacle, répétant le même show inlassablement tous les soirs.