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Silverchair > Chronique LP / Freak show
Silverchair part alors autour du monde pour démontrer que malgré leurs 16 ans ils savent tenir une scène. Le pirate Les enfants terribles en est un témoignage flagrant. Acclamés, encensés, adulés, les chair retournent chez eux se reposer et ont pour délicate tâche de ne pas décevoir leurs fans. Les premiers accords de "Slave" tombent sur nos têtes en 1997, c'est le titre qui ouvre le Freak show, la production (Nick Launey/Andy Wallace) est nettement plus soignée, le son du groupe gagne en clarté, le travail en studio se fait nettement plus sentir que sur Frogstomp, les effets sont nombreux, les arrangements davantage travaillés. Sur certains titres plus rageurs, Daniel Johns emprunte clairement à Nirvana ("Lie to me", "Learn to hate") mais la véritable surprise de cet album, surprise qui décontenancera un temps les fans, est l'hommage à Led Zeppelin sur "Petrol & Chlorine", titre acoustique où se mêlent citar et violon, instruments très prisés par Robert Plant. Freak show est dans l'ensemble assez sombre, les paroles traitent de rupture, de relations difficiles, de solitude mal vécue ("Abuse me", "Cemetery", "Roses", "Nobody came", "Pop song for us rejects", ...). Mais au lieu de se lamenter sur ce douloureux état, le public préfère entendre exploser les riffs de "Freak" sans trop s'occuper des paroles, Silverchair est toujours aussi efficace, jouant sur les nuances couplets calmes / refrains destroy pour ravir les foules et les achevant avec "Israel's son".
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