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Biographie > de la pop sexy ?

Sexypop, voilà un nom qui sent la classe ! Faut dire que Sexypop, ça commence à faire un moment que j'en entends parler ! Ou plutôt qu'on m'en parle. Comme les gars de La Ruda Salska et les Flying Donuts avec qui ils viennent de tourner le printemps dernier. Bon, bah il a bien fallu que je me fasse un idée de ce groupe, moi, curieux que je suis ! Fred le gratteux de La Ruda m'a remis le disque tant convoité, Girls love electronic sheep. Voilà pour le coté musical. C'est bien gentil tout ça, mais c'est quoi l'histoire des Sexypop ? Et bien c'est l'histoire de trois gars, Sylvain aux fûts, Pier au chant et aux guitares, et Francky au chant et à la basse. Trois zicos dans un groupe, ça rappelle des formule magiques et efficaces dans le passé comme Green Day, Placebo ou bien Sloy... C'est surtout qu'à trois, on devient forcément plus attentif à ce que jouent ses camarades, car on n'a pas le droit à l'erreur, et puis, à trois, on est libre, libre de donner de l'importance à son instrument qui devient une pièce majeure de la formation. Sexypop a choisi cette formule. Sexypop nous vient d'Angers, terre connue pour ses mythiques Thugs, qui influencera inévitablement tous les groupes de la ville. Sexypop n'échappera pas à la règle. Mais à 20 ans de moyenne d'âge, le trio semble aussi trouver sa voie dans la musique américaine, dans l'émocore plus précisemment. Girls Against Boys deviendra aussi rapidement une influence pour Sexypop. Le trio, quelques compos plus tard, s'en est allé au Black Box studio enregistrer un classieux 5 titres. L'objet est sorti chez Buzz Off, label des Dead Pop Club. Ca se passe durant l'été 2001, et depuis, le groupe s'est forgé une belle réputation scénique, profitant d'une mini tournée avec La Ruda Salska l'automne dernier, et de plusieurs dates en compagnie des Donuts. Alors que l'album est en préparation, imprègne-toi de la griffe Sexypop...

Sexypop / Chronique LP > Strange days

sexypop : Strange days Pour ne rien vous cacher, j'attendais avec une grande impatience ce nouvel album de Sexypop. Leur premier album et les quelques lives que j'ai pu prendre dans la tronche ont permis au groupe d'avoir une place favorite dans ma discothèque, ce qui n'est pas peu dire. Les compères de tournée de Flying Donuts, UMFM et autres Daria s'impose comme une évidence dans le paysage rock remodelé façon pop punk rock. Le groupe est rapidement passé du statut de groupe découverte avec un premier maxi porté sur la noise à l'étiquette de groupe prometteur avec leur premier album qui méritait selon moi une meilleure exposition vers le public. Aujourd'hui, c'est terminé, Sexypop assume et assure son rang de trio fédérateur du nouveau rock en France. Et pour mettre toutes les chances de son coté, le groupe s'est alloué les services d'un bon tourneur et d'un label aussi actif qu'efficace, vous aurez tous reconnu At(h)ome. Sexypop croit en son destin, la preuve, les angevins ont croisé la route de David Weber pour mettre en boite ce Strange days bien avant de signer à quelconque endroit. Et ils ont bien raison d'y croire, car le résultat est tout bonnement impeccable. L'adjectif parfait n'existe pas dans la musique, pourtant, Sexypop a toutes les qualités recquises pour mériter ces louanges qui,je vous le certifie, ne sont pas exagérées (ou si peu...). Un nouvel album, onze titres, onze bombes, onze façons de ressentir d'innombrables émotions (de la rage avec "Could I change", de l'exitation avec "Time to spend and share", de l'émotion avec le magnifique "You will love this song", de la folie avec "A second chance", j'en passe et des meilleurs.). Ce qui m'a tout de suite interpellé à l'écoute de Strange days, c'est cette étonnante facilité qu'à Sexypop de rendre un riff si banal carrément génial, de construire avec quelques notes le tube parfait. Sexypop est une machine à tubes, un groupe qui vise juste à chaque tir, le truc qui te met sur le cul quand tu tentes de "vivre" la musique. Même si le style du trio n'est pas neuf, Sexypop a puisé au plus profond de ses influences (en vrac : les Thugs, Dead Pop Club, Foo Fighters, Alkaline Trio,...) pour se forger une identité et apporter cette classe dans les compos qui manque parfois à certains groupes pour faire la différence. Tout est calibré, tout est pensé pour faire vibrer l'auditoire, certes, mais le groupe lui même en priorité. Ce mélange de pop, de rock, de noise, de mélodie, de puissance, de grosses guitares fait de ce disque un objet indispensable pour les adorateurs de la new scène rock. Et je ne vous ai pas encoré parlé de la voix de Pier qui n'a jamais été aussi émouvante et noire. Dans la catégorie incontournable, je relèverai sans aucune hésitation l'entraînant "Could I change" qui révèle le coté rageur du groupe, "Time to spend and share" qui récolte le prix de chanson la plus émotive du disque, "Blackout light" (une dédicace cachée pour le lighteux des Flying?) pour la face sombre du trio, et bien sur le cultissime "Rock n' roll is written on my bones" encore meilleur que la version originale présent sur la compil Emo glam connection qui a le mérite de tout résumer si simplement. Preuve que Sexypop est à l'aise dans tous les exercices. Vous en doutiez ? pas moi en tout cas...

Sexypop / Chronique LP > Access to the second floor

Sexypop : Access to the second floor Après avoir charmé son auditoire avec un maxi très intéressant tant au niveau de son style et de sa puissance, les Sexypop sont de retour. Mais le groupe avait prévu, le premier album du trio d'Angers serait peut être plus accessible, dans tous les cas plus mélodique. C'est effectivement ce que ressentira celui qui voudra bien faire une comparaison entre les deux skeuds. Le premier véritable album des Sexypop s'appelle Access to the second floor, clin d'œil pour le trio qui souhaite gravir un échelon supplémentaire dans son ascension dans le circuit indé à la française. Sorti sur le label Edith Sample records et distribué par UMC, ce 10 titres est une réussite. Evidemment, certain pourraient grincer des dents, s'attendant peut être à un disque à l'image du maxi, rock noisy à souhait. Mais qu'ils se taisent ceux là, ils n'ont rien compris. Sexypop vient d'accoucher d'un premier long effort d'une qualité remarquable. Les ingrédients nécessaires à la bonne réalisation d'un disque punk rock sont réunis : basse tranchante, guitares impulsives, et chant mélodique. Sauf que la voix de Pier 666 reste la même, toujours aussi enivrante, toujours si grave. Cela détonne avec le style, on a pas l'habitude d'entendre ce timbre de voix dans le circuit. C'est certainement une des caractéristiques de Sexypop. Les frangins de tournée de Flying Donuts ont réussi le compromis parfait entre la puissance des guitares, le tempo pas si rapide que ça, et le son qui met en équilibre parfait tous les instuments présents. Les compos sont plus accessibles comparées aux maxi, le son plus propre mais l'esprit présent dans Girls love electric sheep est encore présent dans cet album, belle surprise de ce début 2003. 10 titres, 2 morceaux issus du premier maxi, réenregistrés pour l'occasion avec une prod plus soutenue, mais avec toujours le même effet, si ce n'est qu'ils sonnent beaucoup plus rock ("Girls love electric sheep", "Prayer" ). Le reste du skeud est d'un haut niveau, majoritairement rock, excépté "Kate too", très expérimental. Mais de "Broken window" à "Over" en passant par "Access to the second floor", les fans des production de Dead Pop Club et consorts ne seront qu'enthousiasmés ! La comparaison avec le groupe parisien se fait quelque peu sentir sur certains titres, mais Sexypop joue tout de même dans son propre style. Le fait de jouer à trois rend les compositions de Sexypop très dépouillées et sans fioriture. J'ai bien sur réservé le meilleur pour la fin avec LE morceau de ce disque, "Breack up !", morceau parfait avec ses renforts de guitares wha wha, de chant hurlé et magnifiquement chanté et son refrain imparable. Boum, touché en plein dans le cœur ! Les fauves sont lachés, rien ne pourra les retenir, le déluge de décibels et de guitare à tout va sème le trouble et le bordel. Les morceaux tiennent les 3 minutes tout au long de ce disque, timing parfait pour faire les choses proprement et ne pas proposer des chansons trop longues.
Sexypop, membre de l' émo glam academy, a passé avec brio et justesse le difficile cap du premier album avec une prod ambitieuse et des compos d'un bon crû ! en attendant la suite des productions, il ne s'agira pas de rater le groupe sur scène, lors de ses prochaines tournées !

Sexypop / Chronique EP > Girls love electric sheep

Sexypop : Girls love electric sheep Allez hop, prends ça dans la gueule ! Tels sont les premiers mots que l'on peut exprimer après un écoute du Girls love electric sheep du Sexypop version 2001. 5 titres mouvementés et agitant, le tout en anglais s'il vous plait. Ce n'est pas du néo ou bien un album avec un son poli. Oulah, loin de là. Fuzzz dans les guitares et dans la basse, voilà en résumé le programme concocté par Sexypop. Du son bien gras, du son comme on les aime. Le Mini Cd démarre par "Prayer", avec renforts de guitares plus crasseuses les unes que les autres, appuyées par un son de basse repoussant. Le style est noir, comme la pochette du disque. Rien à voir avec son nom, Sexypop tendrait plus vers la hargne et le désordre que vers le romantisme et la douceur. Beau contraste, comme l'artwork a deux couleurs, le noir et le rose. Belle entrée en matière du trio, les fans du genre power pop aromatisée à la noise apprécieront. Mais voilà que "I try" fait son apparition, et c'est là qu'on prend véritablement conscience du potentiel des petits gars de Sexypop. Ambiances parfaitement maitrisées, véritable maturité dans les compos, le morceau mérite les honneurs avec ses hurlements au refrains et son riff déconcertant. Pas de doute, l'esprit des Thugs et de Drive Blind, pour ne citer qu'eux, n'est pas prêt de s'éteindre. "I tryyyyyyyyyy, I tryyyyyyyyyyyyyy". C'est une vrai cacophonie organisée que nous fait subir Sexypop, mais une cacophonie stimulante. Le refrain est redoutable. A la réflexion, tout est redoutable dans ce titre. "Intacte" est le troisième morceau du maxi, avec Clémence, invitée pour chanter (en français d'ailleurs !). Puissance du riff, ambiance plus calme pendant le couplet permettant à la voix féminine d'exprimer une angoisse dans sa voix. Le fantôme de Placebo dans la mixture des instruments hante ce morceau complètement crispant et flippant. Le début du morceau "Girls love electric sheep" n'est pas plus joyeux. Le son de guitare est vraiment caractèristique, et une fois de plus, les compos sont généreuses en riffs et sons triturés. Quelle maturité les enfants ! C'est tendu, brut, et assez efficace. "Delighted", qui cloture le disque, est sûrement le morceau le plus accessible du fait des mélodies guitaristiques. On n'est pas sans penser parfois à certains passages de Second Rate, le son plus crasseux en plus !
En 5 titres, Sexypop a réussi à se créer un univers sombre et pesant, qui doit prendre toute son ampleur en live. En tout cas, voilà un groupe qu'il va falloir suivre de prêt ! L'album en préparation va, à tout les coups, confirmer le bien pensé que l'on peut se faire du mini-Cd.