Rock >
Seventeen Evergreen > Chronique LP / Life embarrasses me on planet earth
|
Seventeen Evergreen
LP : Life embarrasses me on planet earth Label : Differ-ant differ-ant.fr/ Date de sortie : 07/05/2007 |
|
On a sans doute presque tous pensé à Pavement lorsque l'on a posé pour la première fois une oreille attentive sur le subtil et fouillé Life embarrasses me on planet earth, premier opus élégant et fourmillant de détails du duo Seventeen Evergreen. Mais ne réduire qu'à cela le travail de Caleb Pate et Nephi Evans, les deux têtes pensantes multi-instrumentistes de l'entité californienne eut été dommageable et injuste. Car en puisant dans des trésors d'inventivité et d'inspiration aux influences pop psychée, folk et éléctronique, Seventeen Evergreen nous offre une magnifique collection de pépites cotonneuses, intemporelles et à la beauté quasi incomparable. Et pourtant, ce n'était pas si bien parti au départ. La faute sans doute à un "Music is the wine" au titre rélévateur d'une affection profonde pour une certaine écriture musicale mais pourtant pas vraiment inoubliable. Au contraire d'un morceau comme "Constellation" à mille lieux des innombrables produits pop-rock formatés que l'on nous ressasse à la radio et qui se plaît à rejoindre les territoires intimistes défrichés par The Album Leaf et Sigur Ros.
Des esquisses pop, un panorama post-folk... adepte d'une musique rêveuse et entêtante, Seventeen Evergreen éclaire de quelques moments de grâce divine (le sublime et vaporeux "Lunar one") un album qui aurait pu n'être qu'un simple album pop-folk classieux de plus. Les mélodies pop psychédéliques solaires se trouvent parsemées de quelques discrètes trouvailles éléctroniques, qui brouillent finement les cartes, avant que le groupe ne retombe avec aisance sur son songwriting toujours plus affiné. Un instrumental post-éléctro-pop lunaire plus tard ("Grays") et le duo Seventeen Evergreen démontre qu'il a décidément plus d'un as dans sa manche. Disposant ses atouts avec une matûrité rare, au travers de quelques instrumentations feutrées portées par des voix enchanteresses et une écriture particulièrement inspirée (la ballade noctambule "Haven't be yourself", un "Sufferbus" plus prog-rock et tortueux que ce à quoi le groupe nous a habitué). Alors que le groupe trouve sa propre personnalité musicale, on perçoit ci et là (paradoxe oblige) les ombres d'un Brian Eno sur le nébuleux et fantômatique "Andromedan dream of an octaroon" qui conclue l'album sur une touche assez énigmatique mais qui s'inscrit parfaitement dans la démarche de Seventeen Evergreen sur ce Life embarrasses me on planet earth, à savoir produire une musique aussi imprévisible qu'émotionnellement intense. Dans cet esprit, ce premier album est un disque à conseiller de préférence aux mélancoliques insomniaques invétérés... une oeuvre à l'onirisme épuré d'une délicatesse infinie et à la classe étourdissante...
Note :
les commentaires appartiennent à ceux qui les ont postés. Nous n'en sommes pas responsables.
> Lire la dépêche
> Lire la dépêche
> Lire la dépêche
Voir les archives -

Seventeenevergreen.com: site officiel
(4 hits)
Seventeenevergreen: Myspace
(6 hits)
|

