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Serafina Steer est née à Londres et a sorti, à ce jour, deux albums (Cheap demo bad science en 2006 et Change is good change is good en 2010) ainsi qu'un EP (Public spirited) publié en 2008 à l'occasion d'une tournée au japon. Un nouvel EP constitué de morceaux à la harpe (Bloody hell) devrait voir le jour en 2010 via Stolen recordings.

Serafina Steer / Chronique LP > Change is good change is good

Serafina Steer - Change is good change is good Change is good (x2 histoire de voir si tu as bien pigé que le changement, c'est bien...) qu'elle dit et elle a pas tort : c'est d'ailleurs le changement qui m'a surement fait apprécié ce disque et l'occasion de s'éloigner des carcans de ma playlist habituelle. Pour faire court, on te dira que Serafina Steer sonne comme un joli mélange de Björk, sans les travers techno-moche de la dame, des Mùm et de Kraftwerk. Le résultat est perché, dépaysant, totalement addictif mais pas parfait loin de là.
"Shut up shop", le premier titre de l'album, est déjà une bonne carte de visite à l'univers de Serafina Steer : scintillement de clavier très Boards Of Canadien, une voix très similaire à Sinead O'Connor dans ses intonations et son lyrisme, un morceau réussit qui grimpe en intensité... "Day glo", la seconde plage, fait appel à des sonorités très différentes puisque basé sur l'utilisation d'une harpe très présente tandis que "GSOH" aborde une facette plus conventionnelle de la dame via une instrumentation plus banale mais pas dégueulasse pour autant. Change is good change is good contient également des titres très courts et "The valley" est de ceux-là. La donzelle joue la carte de l'enchantement : la harpe caressante et la voix ensorcelante y participent pas mal et ça fonctionne plutôt bien. "Drinking while driving" reprend le même schéma que "Shut up shop" : du clavier, des harmonies vocales et puis basta... mais avec Serafina Steer, il n'en faut pas plus pour titiller la cage à endorphines. "How to aunt a house party?" se révèle être l'une des compositions ou l'influence de Kraftwerk se fait la plus palpable avec un coté presque dansant et des vagues de samples pas loin d'être écœurants au final. Change is good change is good n'est donc pas dénué de défauts et la piste suivante va encore l'illustrer : "Margoton" tourne à vide assez rapidement et l'utilisation du français donne un kitch éculé désagréable à la bestiole. Bien heureusement, "Port Isaac" renoue avec la justesse du début d'album : les ingrédients y sont, cette fois, parfaitement dosés et donnent un charme redoutable à cette composition. Comme tu l'as doute déjà pigé, ah! que nos lecteurs sont perspicaces, Change is good change is good est un disque qui tente et propose beaucoup à l'auditeur : la mixture n'est pas toujours délectable mais a le mérite d'être courageuse. Un album parfois un brin irritant mais qui peut-être mignon comme une jolie rousse qui gambaderait nue dans une prairie avec une fleur dans les cheveux. Et ça, c'est pas rien...

Ndr : l'album est en écoute intégrale sur Spotify