rock Rock > Serafin

Biographie > Sera début

Je me revois encore dans la cour du collège, 1m53 de rébellion contenue dans une chemise à carreaux rouges, les petites lunettes planquées sous la chevelure sale et les cuisses de grenouille enserrées dans un jean délavé, troué, tatoué. Et je me vois aujourd'hui expliquer à qui veut l'entendre et aux autres, surtout aux autres, comment le plus grand leader musical de son époque me servait de Cobain lorsque je n'en avais aucun pour partager mes passions adolescentes. J'aurais aimé rencontrer les 4 petits gars de Serafin en ce temps là, on aurait sûrement passé des après-midi formidables à écouter sans cesse le break d'entrée de "Very ape" ou la furia désespérée de "Smell like teen spirit". Car si les quatre londoniens sont d'ors et déjà considérés comme les petits frères de Muse et Placebo pour l'aspect mélodique de leur musique, les fortes sentances grunges qui se dégagent de leur No push collide de premier album les placerait plus en fils maudits de Nirvana ou des Pixies.
> 0 commentaire - ajoute un commentaire Ajoute un commentaire !

jarod
Octobre 2003

Serafin / Chronique LP > No push collide

serafin : no push collide10 ans après, ce No push collide est le disque de ma génération, il transpire mon enfance à coup de "Lethargy" et d' "Ordinarily me" cent fois rêvés avant d'être couché sur le premier album du combo anglais, révélation de cette fin d'année 2003 et découverts par les décidément inspirés Taste Media après le succès de Muse. Un disque plein d'interrogations poignantes ("Who could I be ") de la part de quatre kids baignant toujours autant dans le mal-être existentiel, un leader charismatique et tourmenté dont la voix fait ressurgir dans les mémoires un certain petit gars de la banlieue de Seattle. Un disque puissant de 4 post-adolescents qui ont pris de plein fouet les années 90 : ils en ressortent nantis d'une culture anglaise du single imparable ("Day by day" aux allures de Placebo efficace) qui ne dépareille pourrant pas au milieu d'une collection de morceaux tous aussi poignants, où flotte également l'esprit des Pixies ("No happy") ou d'un Oasis moins précieux ("Sage waits"). La voix de Ben Fox Smith touche décidément à nos mémoires, supportée ainsi de façon si dramatique par une section ryhtmique d'une âpreté implacable qui n'est pas sans rappeller la rudesse de la doublette Novoselic/Ghrol de l'époque. Talkin' about my generation chantait les Who en un autre temps...
> 1 commentaire   - ajoute un commentaire Ajoute un commentaire !

jarod
Octobre 2003

Liens pour Serafin
Liens Internet
Publicité