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Semi Playback est un duo d'Aquitaine constitué d'Anthony (guitare et synthé') et de Camille (batterie). Après une démo en 2006 et un premier album dans la foulée, ils sortent en 2010 un deuxième long effort du nom de Top 14 album contenant... 8 titres, paru chez A tant rêver du roi (Mr.Protector, Tapetto Traci, Tetsuo).

Semi Playback / Chronique LP > Top 14 album

Semi Playback - Top 14 album A tant rêver du roi, tu les connais déjà probablement, c'est, entre autres, Tapetto Traci et Mr.Protector, deux sorties que mon cher collègue avaient adoré à l'époque et il va falloir désormais compter avec les Semi Playback. En gros, si tu es amateur de math-rock nerveux et si (bis) que tu fais parti des grands geeks qui jouent à la Gameboy (copyright) première mouture rien que pour entendre la musique de Tetris (copyright), ce groupe est probablement fait pour toi. Pour les autres, vous pouvez retourner écouter Judas Priest en cachette.
Fun et décomplexé, les Semi Playback le sont assurément et balance un titre assez jovial dès la première plage : rencontre improbable entre la furie math-rock de Hella, sans la facette branlette exacerbée, et les claviers surannés que l'on trouve chez Grandaddy, les Semi Playback font des étincelles et dépaysent l'auditeur. Semi Playback, c'est aussi des morceaux plus punk qui galopent, à l'instar de "master 2" ou de quelques compositions toujours super variées dans les rythmiques et/ou les accroches synthétiques. Bien plus que des morceaux qui filent tout droit, les Semi Playback proposent également quelques titres qui réclament une véritable digestion comme "Master 5", "Master 7" ou "Master 8" où l'on ressent le besoin d'instaurer une ambiance plus qu'une dynamique, bien que les deux cohabitent à merveille. On ne peut pas nier que le clavier demeure l'élément à la fois singularisant et "segmentant" (copyright La pub pour les Nuls aux éditions du Gland) de l'affaire Semi Playback mais une fois ce postulat avalé, il est difficile de ne pas succomber à ce petit frère math-punkoïde-rock des Battles.
14 titres (cf. Top 14 album), ça aurait peut-être un peu plus difficile à avaler mais 8, c'est juste parfait : on ne s'emmerde jamais et c'est parfois assez tubesque pour décrocher une place dans les charts de vos petits oreilles. Et il parait qu'en live, c'est mieux que sur cd et comme c'est déjà assez excellent, ça ne peut qu'être puissant.

NdR : l'album est en écoute sur Spotify (copyright).
NdR2 : le digipack est très joli.
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