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Biographie > Tête de fusée

Avec un rock qui se trouve à la limite formaté radio, une guitares avenante, batterie claire et efficace et un chant qui donne plutôt dans l'aigü, Rocketface aurait pu sans aucun doute venir d'Angleterre, terre connue pour ses innombrables clones musicaux. Non, que nenni, Rocketface nous vient de Toronto au Canada, également terre des excellents Death From Above 1979. Power-trio, condensant en un minimum d'élements la quintessence de leur rock'n'roll, la voix de Rocketface c'est celle de Joseph Janisse, batteur et chanteur du combo. Leur premier album éponyme a été enregistré par Matt Dematteo (Big Wreck, Danko Jones).
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Pooly
Août 2006

Rocketface / Chronique LP > Rocketface

rocketface.jpg Avec un son reconnaissable entre mille, "Hats off" met les choses à plat et fait effectivement tomber les masques et les chapeaux, une petit reverb à peine discrète, une guitare claquante et le rock'n'roll de Rocketface peut commencer sur des chapeaux de roues, -Suzie's the swinger-, le cocktail est standard et marche presque à chaque fois, et si ce n'était pour ce petit air de déjà-vu (en français dans le texte), celà serait parfait. Heureusement Rocketface ne nous réserve pas que des titres pour groupies effarouchées, une poignée de titres efficaces, propres sur eux, "Pack of lies", "Dirty", "To take you home", une voix à fleur de peau, des guitares à la fois rock'n'roll ou introspectives, une batterie présente sans être prolixe.
Rocketface aurait pu rester sur cette impression de "bien mais peut-mieux faire", avec des titres qui s'écoute sans prétention, des titres-téflons qui s'écoute avec plaisir mais sans vraiment accrocher ou solliciter d'eux-mêmes des écoutes ultérieures, mais avec une certaine persévérance, une écoute en boucle attentive, Rocketface se laisse découvrir des intentions cachées et des titres qui commencent à accrocher grave à la poêle. "Lit" commencent à allumer l'ensemble, la carbonisation se met en bonne voie, avec ce petit riff de guitare insidieux très fluide et percussif à la fois. Le changement se poursuit avec le particulier "Change" qui recèle un chant étrange mais qui devient magique une fois la période d'adaptation passée, rythmique, presque par onomatopées, "Change" met du swing dans les enceintes. "Black out" évite de justesse l'extinction de la chaîne hi-fi pour délivrer un titre sensible, une intro avec une basse claquante, des cordes épousant avec violence un manche irrésistible, un groove mélancolique et un refrain magnifique, un passage avec une guitare acoustique, "Black out" réussi presque le pari d'avoir une chanson tournant autour de deux mesures de mélodies. "Falling down" atteint des sommets, un chant aux taquets, une guitare rythmiques martyrisant les temps, une basse grondante, growly, descendant une ligne mélodique chargée en vibrations basse-fréquences, un titre vibrant à plus d'un titre...
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Pooly
Août 2006