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Richard Ashcroft, ancien leader de feu The Verve, figure emblématique d'une scène pop-rock des années 90 nous revient ici avec son troisième opus solo. Après Alone with everybody et Human condition, l'Anglais réapparaît sur le devant de la scène avec Keys to the world.
Richard n'a jamais réussi à faire oublier The Verve et son Urban hymns aux tubes internationaux que sont "Bitter sweet symphony", ou autre "Drugs don't work". En effet, les deux premiers albums solo du british furent en demi-teinte et il espère réellement retrouver la "verve" artistique avec ce disque...

Richard Ashcroft / Chronique LP > Keys to the world

richard ashcroft : keys to the world L'album se veut un patchwork entre le réfléchi, le sombre, le fun, l'optimisme... et le chanteur aborde des sujets récurrents que sont la dépression, l'amour, la mort, la religion... Bref rien de véritablement original. Cependant, il se trouve qu'une aura se libère à l'écoute des chansons. D'ailleurs, dès le début, Richard semble vouloir mettre la gomme avec "Why not nothing" qui nous délecte d'un pur rock bien british. Et sa voix mise en avant, toujours aussi rapeuse, y est pour beaucoup. (A cela, il n'a rien à envier à un Liam Gallagher par exemple).
Mais il ne faut pas croire à un retour du rock brut avec cet opus. Il s'avère que Richard Ashcroft aime la diversité et semble vouloir le faire partager. Il n'est donc pas étonnant de retrouver en suite et place un "Music is power" très pop 80'. "Break the night with colour", le premier single, montre encore une autre facette du chanteur : celle de la brit pop par excellence. Ici, peu de distorsions, une chanson calme tout en n'étant pas ennuyeuse. Une mélodie toujours aussi léchée (marque de fabrique de l'Anglais) nous fait rentrer dans son univers et on ne peut qu'acquiescer. On retrouve alors un peu de The Verve dans cette chanson. Ashcroft nous proposera ensuite une floppée de chansons calmes telles que "Words just get in the way", "Sweet brother Malcolm" (avec un arpège très simplifiée et une voix mise en avant) et "Why do lovers" (la piste douce par excellence, violons, voix planante, paroles excquises : tout y est), seule la dernière parvient réellement à être originale. Enfin, il nous fera revenir dans son monde habituel avec "Cry til the morning" et son air pop-rock purement ashcroftien ; mais aussi "Simple song" et "World keeps turning" ou l'influence d'un Dylan n'est plus à exclure ; ou encore "Keys to the world", le titre éponyme de l'album et sans doute la plus originale dans sa structure principalement groovy.
Au final, Richard Ashcroft nous livre un opus assez diversifié, avec tantôt des ballades, tantôt des chansons plus banales pour un résultat agréable. Cependant, on ne retrouve toujours pas le ou les titres qui en feront un album majeur.