Redd Kross : Phaseshifter Avec Phaseshifter, on plonge en plein coeur de la scène Alternative de Los Angeles, à la base guitare-batterie-basse, Redd Kross rajoute piano, mélotron, et orgue. Non, c'est pas le revival de Charlie Oleg et tournée Ma Meige, au programme de nos dinosaures : du rock de la tête jusqu'aux bouts de leur vielles Converses usées. "Jimmy's fantasy", est l'entrée en matière de Phaseshifter, un soupçon de guitares épicées, un gramme de délire dans un monde pourri gaté par le système, un bon riff bien gras comme on les aime : du genre dodelinant de la tête, les cheveux dans tous les sens. Un petit refrain aux accents pop, des passages envoutant, "Jimmy's fantasy" ouvre l'appétit. Pour continuer "Lady in the front row", son passage de tueur avec ses guitares étouffés, ses voix prépondérantes. Le charme de Redd Kross doit beaucoup à la voix, et quelle voix, du chanteur, une voix monolithique, avec ce petit grain qui fait tout la différence, c'est de l'extase à l'état pur. "Monolith" continue avec sa complainte mi-figue, mi-raisin, et un peu monotone, pas vraiment efficace, pas vraiment convaicant, sometimes, la chanson porte bien son nom, dans le genre "Monolith", enfin... La mélodie, son passage loin derrière des voiles de songes, allège un peu, tranche avec le reste; vers la fin, allez savoir pourquoi, ca se réveille, sa monte, sa prend espoir. Arghhh!! "Crazy world", est-il besoin de la présentée ??? l'album, a bénéficier d'un réedition avec la photo de la pub Mars ( non, sans la barre de chocolat...), "It's a crazy world, we liv'in", un riff, bien efficace, pas plus de 4 accords, du pur basique, vraiment efficace, pourqoui faire compliqué, lorsque les trucs simples sont irrésistible. Attention ! le passage le plus terrible, batterie feutrée, basse grondante, Crazy, we Liv'in, ... de la dévotion au service de la puissance. Pour reprendre ses esprits, rien de tel que "Dumb angel", de nouveau des accents pop, appliqués à l'art des Redd Kross, un refrain entétant, "Dumb angel", comme un point d'orgue, avec son orgue, omniprésent. "Huge wonder", avec son intro en demi-teinte, une voix qui ressort, qui met en avant son petit son de rocaille, "it's no wonder, it's no wonder". Dans le style chanson entétante, je voudrais "Visionnary". Avec son intro étrange, discordante, dirons certains, la recette Redd Kross : une voix feutré, derrière des guitares étouffées, pour le couplet, un refrain entétant, du style, qui secoue la tête de haut en bas... attention, ils ont débranchés la saturation, ça s'arrète, non, c'est reparti pour un tour, juste pour bien qu'on comprenne, "because I, we are, somebody, looking for a visionnary !". "Saragon", ses petits tambourins, "You will see", un vrai contraste, avec "After school special", délire sonore. Accélérant, tel une polka, "After school", c'est pas trop dur à comprendre, une montée, en rythme, en puissance, Redd Kross se lache, Oops un chorus exécuté à l'orgue, et une petite voix distordu, on est dans un film d'horreur ??? Non, un vrai délire d'efficacité ce "After school", et si aprés ca, personne ne comprends, reécouté là. Bon, je vais pas passer tout l'album en revue (enfin presque) mais Redd Kross, de la Pop dans un monde de Brutes, ça va être dur de faire mieux, surtout aprèe tant d'années d'anonymat. Last, but not Least, "I hope, he sleeps with angels", pour Jeffrey, mort d'une overdose le 12 Juin 1999, ( Pourquoi s'en vont-il tous ? '-( )