Rock > Redback
Biographie > Punk rawk
Formé en 2001 aux environs de Genève, les suisses de Redback pratiquent un punk'n'roll roots à haute teneur énergétique et au groove hérité des 70's. Inspiré par AC/DC, Motörhead et les Ramones, le groupe ne cherche pas à jouer avec les anachronismes ou à se prendre la tête avec des riffs un peu surranés mais juste à faire parler son feeling rock/punk pour le fun et l'alcool. Après une démo parue en 2003 et pas mal de concerts, le groupe signe chez GPS Prod avec lequel le groupe enregistre son premier album au Studio des Forces Motrices de Genève avec un certain David Weber, qui est tout sauf un novice en la matière (Young Gods, Knut, Nostromo, Hellbats...).
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Redback / Chronique LP > Redback
Artwork cliché à souhait, intro western country typique du grand ouest américain ; et en avant les guitares, "Redback", premier titre de Redback, le premier album de Redback (pas difficile hein ?), démarre pied au plancher en mettant tout de suite les choses au clair. Il est ici question de punk'n'roll Gui de Champiesque [copyright W-Fenec déposé]. Soit pour les non-initiés, du rock alcoolisé, bluesy et gueulard à l'ancienne qui défoule, branché sur 10 000 volts, qui s'enfonce dans les tympans à coups de riffs éthyliques façon Motörhead et de batterie qui aurait bouffé du AC/DC pendant sa plus tendre enfance. Une démarche roots, pour des compos qui manquent un peu de puissance ("Kill kill") mais pas d'un feeling très punk à la Ramones et d'un groove typiquement rock'n roll à la The Hellacopters qui n'est pas sans évoquer les Stooges ou au rayon "groupes plus récents' : Seven Hate et Alabama Thunderpussy ("Spit out").
En même pas trois minutes par titre montre en main, Redback envoie sauvagement la sauce et y va gaiment. Les guitares s'entrechoquent sur cette plaque aux relents très seventies, truffée de quelques solis bien éléctrisants et de mélodies, certes simplissimes, mais toujours efficaces ("Yellow cake", "The Answer"). On se prend les assauts très rock du combo suisse en pleine face, leur esprit punk qui transparaît au détour de chaque changement de rythme, les morceaux sont courts, parfaitement bien emballés ("Neither", "Let me go") et si certains frisent le répétitif ("Jennifer", "Mother's fight") le plaisir est là. Surtout quand le groupe force sa nature pour ralentir le rythme et livrer un "Deep in down" mid tempo au riffing entêtant et à la mélodie fiévreuse, taillée pour se visser dans la tête sans effort. Un must. Sans complexe, les cinq suisses délivrent avec leur premier album, un cocktail basique (un peu trop parfois) et parfaitement huilé de power-rock : 13 titres urgents et old-school ("Rock it loud") qui se dégustent d'une traite et une bière fraîche à la main.
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