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Red Light > Chronique LP / Crash system control
Crash system control est une pépite ovniesque "et puis c'est tout " comme dirait l'illustre penseur que fut et demeure encore Philippe L. éleveur de nageuses capricieuses de son état. Commencer une chronique par une affirmation aussi véhémente peut paraître un peu osé sinon ouvertement trivial (non on ne parle pas de la nageuse là... quoique)... mais on va quand même oser. A notre décharge, il faut dire que "Rock is dead", premier tuerie de cet album est une vraie bombe. Rock fulgurant, électro clinquante, groove funky, arrangements sulfureux, Red Light ouvre les hostilités en prônant l'ultra-efficacité. Mission accomplie. On se passe le titre en boucle encore et encore, sans jamais vraiment pouvoir en décrocher. Pourtant il faut bien s'y résoudre (oui c'est dur...) et jeter une oreille aiguisée sur "Go stop" qui déjà, excite sensiblement notre curiosité. Hip-hop farouchement indé, flow cinglant porté par un esprit résolument rock, instrumentations taillées au burin et refrain aussi fédérateur qu'addictif, les marseillais livrent un second titre assez différent du premier, tout en gardant cette griffe imparable qui semble déjà être la clef de leur réussite sur ce Crash system control. L'éponyme "Crash system control" cherche l'apaisement, se laissant porter par un clavier enjôleur et quelques arrangements électro-acoustiques du plus bel effet. La mélodie grave, toute en clairs/obscurs se chargeant de finir le travail et de nous faire succomber aux effets d'un groupe qui sait se remettre en question à chaque titre pour proposer quelque chose de neuf, original et toujours personnel. Electro lunaire ("Where will we be ?"), ballade pop rock désenchantée au psychédélisme new-age bucolique ("Ema loves the planets"), hip-hop ténébreux ("Bring it down !"), Red Light ignore royalement les supposées conventions imposées par chaque style et/ou sous-genre pour les laisser s'entremêler à sa guise, dans un disque en forme de kaléidoscope musical aux mille influences. Mais quelque soit ses préférences musicales, le groupe marseillais n'est jamais aussi bon que lorsqu'il pratique une électro suave aux basses hip-hop qui semblent rebondir contre les murs (les étincelants "My name is" et "Melancoly"). Un soupçon de rock old-school, des flagrances digitales et autres instru hip-hop ("Clash", "Midnight song"), le cocktail des influences et ici passé au shaker puis servi à froid avec une maîtrise bluffante... Red Light passe au vert...
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