rock Rock > The Rebel Assholes

Biographie > Rebelles, mon cul !

Ces chenapans répondants au doux nom de Rebel Assholes officient en matière musicale, et plus précisément punk-rock, depuis 2003. Originaire de Montbéliard (près de Belfort mais dans le Doubs), le quatuor a déjà sillonné les routes d'Europe et lui a permis de se frotter aussi bien aux internationaux de Mad Caddies, Gas Drummers, Mother Superior qu'à l'ensemble de la vague punk-rock frenchie, des Burning Heads aux Flying Donuts en passant par Justin(e), Sons Of Buddha, Uncommonmenfrommars, The Pookies, sans oublier The Elektrocution ou Los Tres Puntos. De plus, les Rebels Assholes ont acquis une certaine expérience en studio, tout d'abord par le biais de démos éditées avec le soutien de Mighty Worms puis avec un premier album, Me against myself, sorti en mars 2007 chez Productions Impossible Records (Two Tone Club, Hellbats, Hawaii Samuraï, ...). Et aussi grâce à des participations à des compilations telles que les trois premiers volets Mighty worms strike, un split-CD partagé avec les Bad Chickens ou le tribute aux Sheriff (Génération Sheriff).
Début 2009, le groupe nous revient en grande forme, remonté à bloc, avec un nouvel album dans ses bagages. Click and say yeah !, dont la sortie est toujours assurée par Productions Impossible Records, est prévu de débarquer le 30 janvier. Tandis que le groupe planifie déjà des dates de concert pour les prochains mois...

Interview : The Rebel Assholes, L'interview presque DTC (Oct. 2012)

Interview : The Rebel Assholes, The Rebel Interview (juin 2009)

The Rebel Assholes / Chronique LP > Deactivated

The Rebel Assholes - Deactivated A force de faire les cons sur la route avec les cultissimes Burning Heads, de rassasier les quatre coins de l'Europe avec leurs sets endiablés et de distiller un excellent power punk pop rock des familles, on se demandait si The Rebel Assholes n'avaient pas oublié les chemins des studios. Mais que nenni ma brave dame, les gars sont toujours dans les bons coups et ce n'est pas avec ce troisième brûlot que le quatuor montbéliardais ratera le coche. J'ai eu du mal à décrocher de Click and say yeah !, leur deuxième album, mais je crois que Deactivated ne va pas quitter ma platine avant un bon moment ! Comme on dit par chez nous, les gars sont en place, ni plus ni moins. Car tout ça respire à plein nez la passion pour la musique, LEUR musique, on sent les bonshommes vraiment concernés par le sujet et la qualité des compositions riches en émotion et en saturation, est desservie par une production soignée et totalement adaptée au style (même si un son plus crade et plus rugueux leur irait à ravir...).

Tous les ingrédients sont réunis pour passer un excellent moment : intro rock 'n' roll, tubes en puissance (ah ces "Come in my church", "Set like a machine", "New Generation"...), morceaux pêchus (le très Burning Headsien "Wait", "Less talk more action"...), titres power pop punk acidulés à souhait ("Grab my hand", "The party is over") et même une surprise acoustique pour terminer l'album (un peu perdue tout de même dans cette débauche de disto'). Et je ne vous parle pas des voix, calibrées à la perfection entre un chant lead à la limite de la cassure et des cœurs dans la grande tradition punk rock. Bon non je ne vous en parle pas. Bref, la machine est rodée, les guitares se complètent à merveille, la section basse batterie fait le boulot, ça fait mouche à tous les coups, et même si le groupe ne révolutionne pas le genre, il est toujours plaisant de savoir qu'il existe dans notre putain de pays des groupes qui ont encore l'amour du punk rock mélodique et des mélodies gracieuses et stimulantes.

Mention un peu spéciale, cerise sur le (gros) gâteau, "I'm guilty" chanté par l'excellent Sylvain Bombled dont les mélodies me rendent nostalgique d'un groupe qui a beaucoup compté pour moi du coté de Besançon et que j'arrive à citer dans la moitié de mes chroniques, que je parle de punk, de chanson ou de métal. Vous savez de qui je cause, évidemment. Je ne sais pas si je vois juste, mais ça sent l'hommage appuyé aux grands frères. Si c'est bien cela, chapeau. Si je me trompe, tant pis. Dans tous les cas, si vous aimez les guitares et les refrains qui trottent dans la tête, ne passez pas à coté de Deactivated et allez voir ce groupe sur scène. Vous pouvez me faire confiance.

Chronique Compil : The Rebel Assholes, Mighty worms strike ! 4

The Rebel Assholes / Chronique LP > Click and say yeah !

The Rebel Assholes - Click and say yeah ! Au programme, entre autres, de cet album ô combien savoureusement punk-rock et au moins autant rageusement mélodique : des Burning Heads rôdant dans les parages (et pas seulement par l'apparition de Pete Sampras sur "What you do is good"), une bonne odeur de Uncommonmenfrommars et même celle des... Second Rate me souffle Gui de Champi à l'oreillette. Avoue qu'on a vu pire en terme d'entrée en matière ! Et c'est sans compter que le pedigree de Click and say yeah ! ne s'arrête pas là...
Dès l'entame du premier "vrai" titre (puisque la première piste est une intro), les Montbéliardais insufflent une nervosité à toute épreuve et donnent le ton : prends le train en marche ou écarte-toi, car il ne s'arrêtera pas pour toi ! Tout le long de l'album, les Rebel Assholes ne nous laissent pas le temps de réfléchir, ils ne lâchent rien, pas même entre deux titres. Le quatuor nous assaille avec ses riffs endiablés (Click and say yeah !, "Bad habits", "Eric is still a bastard", ...) avant que le groove du couple rythmique ne poursuive son œuvre de débauche intensive ("Dare fall get up and try again"), le chant intégralement en anglais de Jean-Loose parfaisant le tout de sa séduisante hargne. Fidèles à eux-même, les Assholes s'amusent à reconstituer l'engagement sans fioritures de leurs prestations scéniques, en deux mots : un véritable régal ! (on retrouve même le je-m'en-footisme vestimentaire de Jean-Rem dans le livret).
Rarement typiquement rentre-dedans et jamais mollement mielleuses, les compos du gang sont une sorte de poigne d'acier dans un gant de satin, un subtil mélange d'irrévérence à l'état brut et d'attitude de branleurs produisant de fumeuses étincelles, toujours libérées avec conviction. Une alchimie où punk et rock'n'roll se mêlent au point de se confondre intensément. Et ce ne sont pas les petites incursions power-pop qui affaiblissent l'édifice, l'équipe de joyeux bras-cassés y sue tout autant sang et eau, faisant de Click and say yeah ! un album très complet sur chacune de ses facettes.
Après avoir bouclé l'année passée en compagnie de Black City Babies, Openightmare ou Justin(e) et dans l'attente, au minimum, des prochaines signatures Kicking Records, 2009 risque d'être à haute teneur en punk-rock et on pourra aisément compter sur les Rebel Assholes pour être de la partie. Alors tu sais ce qu'il te reste à faire en attendant que ces quatre trous du cul passent près de chez toi : Click and say yeah !.