rock Rock > The Real Nelly Olson

Biographie > La petite maison dans la prairie

C'est en 2006 avec l'arrivée de Kler Chacal au chant que The Real Nelly Olson prend une tournure plutôt sérieuse après quelques années d'existence. Beaucoup de concerts plus tard et une sélection au tremplin tour de chauffe en 2007, ils sortent un premier EP nommé Rockin' ages qui fait déjà parler d'eux dans le petit microcosme du rock. Après une petite pause, l'arrivée d'un nouveau bassiste (welcome Gary Brant) qui vient compléter la bande (John Wouééé/guitare, El battor/batterie) et toujours beaucoup de concerts, le groupe fait son come-back avec un EP qui devrait sortir au printemps 2009 et dont le nom est déja tout un programme : Never Gettin' Old.

The Real Nelly Olson / Chronique LP > Sweet little monster

The Real Nelly Olson - Sweet little monster [Kronik Express]

Capital sympathie plus que conséquent pour The Real Nelly Olson et son rock'n'roll sans prise de tête qui revient sur un long effort après deux EPs (Rockin' ages et Never Gettin' Old) où l'on constatait une nette marge de progression. Et confirmation il y a avec ce disque intitulé Sweet little monster où l'on sent que le groupe a pris pas mal d'assurance. Par conséquent, on a là un album qui atteint ses objectifs assez aisément : les morceaux sont percutants, le chant de Kler est toujours aussi appréciable et expressif, le guitariste varie les attaques, ose se montrer plus (et parfois même un peu trop à mon gout... sans rancune) démonstratifs, les refrains sont fédérateurs et la section rythmique n'est pas en reste... Que demander de plus ? Oui, un joli artwork, on sait... Bon, sinon, le reste est carrément appréciable.

The Real Nelly Olson / Chronique EP > Never gettin' old

The Real Nelly Olson - Never gettin' old Après une pause bébé (celui de la pochette?), un nouveau bassiste, beaucoup de répétitions et de concerts, les The Real Nelly Olson reviennent aux affaires avec un EP intitulé Never Gettin' Old. Si sur la forme ils ont gardé ce petit "concept" qui a attrait aux temps, sur le fond il y a du changements et le groupe ne s'est franchement pas endormi sur les petits lauriers qu'on leur avait tressés avec Rockin' ages quelques années plus tôt. Ça reste toujours fondamentalement la même recette, du rock de garçons avec une dame au chant, mais il y a sur Never Gettin' Old des nouvelles pistes qui sont étudiées, approfondies et il est clair que The Real Nelly Olson tente de nouvelles orientations. "Go", la première piste, diffère déjà de ce que l'on peut connaître du groupe. Le ton est punk, le format est d'une concision qui confère une efficacité hors-norme. "No more fuckin'" reprend sensiblement les mêmes arguments : un riff qui donne le coup d'envoi, un démarrage en trombe, ce chant électrisant qui vient catapulter le morceau dans une autre dimension puis un titre qui se termine avant que l'on ait pu dire "ouf". Sur la troisième piste, le groupe exploite le mid-tempo avec succès sur un "Black dinette" et son riff orientalisant qui s'essaie à la retenue d'énergie pour finalement exploser. Énergie qu'ils se priveront pas de larguer sur un "Bullshit" alliant puissance débridée avec un chant en français et des paroles qui collent à l'actualité. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les The Real Nelly Olson ont beaucoup tenté sur les 4 premières plages et que les nouveaux visages se sont toujours plutôt bien intégrés à leur univers. Dernier titre et hélas petit bémol personnel sur "Watchin' the parade" qui les voient coupler leur rock avec des relents disco qui me plaisent très moyennement : le titre n'est pas dénué de qualité mais contient des ingrédients assez répulsifs (les "disco disco" récurrents, le chant de castra...) qui pourrait me donner envie de zapper. Toutefois, ce n'est qu'une affaire de (dé)goûts et de couleurs, il faut admettre que c'est toujours bien foutu et les non-allergiques à Boney M, Kiss et consort apprécieront peut-être la touche nostalgique de la chose. Au final, le bilan de cet EP est plutôt très satisfaisant : le groupe continue sa mue et semble prendre la bonne direction. Never Gettin' Old c'est du The Real Nelly Olson 2.0 : un peu comme avant mais en encore mieux. Bravo à eux.

The Real Nelly Olson / Chronique EP > Rockin' ages

The Real Nelly Olson - Rockin' ages Pour ceux qui ont vécu les 20 dernières années dans une faille spatio-temporelle, Nelly Olson, c'est la petite garce à boucles d'or issue de la même série que Charles Ingalls. Un modèle de vertus qui pourrait aisément rivaliser avec Chuck Norris dans un combat en plusieurs rounds entre les personnages les plus ringards des séries américaines rétro conservatrices. Le premier round, les The Real Nelly Olson l'ont abordé avec les manches retroussées et au taquet avec un titre qui pourrait ressembler à du Motörhead version allégée mais déjà avec un truc bien à eux : un électron libre au chant (Kler Chacal) qui semble constamment en rodéo sur une bestiole poilue à la virilité chargée : le rock'n'roll. "Wendy" donne le ton, volontairement cinglant, et le menu de cet EP qui allume la mèche du baril de TNT sans trop de souci : une baston vigoureuse entre un trio d'instruments résolument prêt à en découdre, des riffs pétardants et accrocheurs piochant autant dans le rock 70's que le hard-rock des familles (AC/DC et le gang de Lemmy ne sont pas loin de l'affaire, les Stooges d'Iggy Pop non plus) et du refrain tenace qui célèbre la rock'n'roll attitude et le girl power sans que les mecs n'aient quoique ce soit à dire ("Rockin' woman", "Girls love rock'n'roll"). Et c'est tant mieux car tu te ferais sûrement méchamment latter à grand coups de talons aiguilles dans les parties sensibles. Pour rendre les passages péchus encore plus percutants, les The Real Nelly Olson n'oublient pas de nuancer intelligemment leur propos assurément électrique en variant la puissance de feu et en amenant leur musique sur des terrains plus apaisés comme sur le morceau "Lobotomization". Rockin' ages est pas loin d'être exemplaire dans l'effort et les intentions, tout en restant perfectible notamment sur ce chant féminin qui fait la particularité du groupe, mais on tient là un embryon déjà plein de promesses. D'autant plus prometteur que leur prochain bébé devrait débarquer dans les mois à venir : on les attend donc de pied ferme et les oreilles aux aguets. A noter la pochette un peu dans le même esprit que certains reportages de la présipauté du Groland avec des personnes du 3e age : c'est plutôt drôle.