Radical Suckers - V.I.T.R.I.O.L. Avec un nom pareil, tu te doutes bien que les Radical Suckers ne font pas dans la pop suave ou le post rock cinématographique, non, les Nordistes font dans le gras rock qui tache voire dans le gros rock qui touche. Le trio vient du Sud du Nord (ça caille quand même) et puise son inspiration chez de glorieux aînés animés par la quête du riff qui déchire, de la bouteille de Jack Daniels pas entâmée (ça va être dur à l'écoute de la piste cachée), de la rythmique coup de poing et du patch criard old school. Ce premier vrai long album (après deux sorties au format plus court en 2012 et 2014) présente un combo qui allie l'énergie du rock n' roll et la puissance de frappe du métal. Imagine Motorhead sous testostérone ou la rapidité d'un Peter Pan Speedrock mixée avec la hargne d'un Kruger, les mecs donnent tout sur chaque compo comme si leur vie en dépendait, fatalement, c'est torché en trois minutes. Alors, jamais le temps de souffler et album irrespirable ? Pas tout à fait, car les Radical Suckers n'ont peur de rien et certainement pas de faire un peu n'importe quoi si ça leur chante, y compris un interlude instrumental totalement décalé. Sinon, oui, ça tabasse tout le temps mais avec un certain sens du groove. En plus l'artwork est classe et le son est béton (signé R3myboy déjà à l'oeuvre avec Gojira, Bison Bisou, L'Objet, Sharko, Green Vaughan...).