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C'est grâce à la sortie française de l'album de Zul qu'on a découvert Pupille, et s'il a fallu attendre plusieurs années pour que cette pépite post rock de B Core Disc passe les Pyrénées, sa suite/mutation/fusion qu'est Pupille (lire l'article sur Zul pour essayer de suivre) débarque plus rapidement puisque c'est le 15 mars 2005 que sort Himnos olimpicos (distribué par Overcome). C'est leur troisième album, il suit Monochrome (2000) et un éponyme (2002). Basé à Tarragone, David (batteur), Chriss (bassiste), Iván, Salva et Gerard (guitaristes) viennent d'enregistrer (à Barcelone) quelques titres qui seront édités sur un split avec Superstatic Revolution, on va donc en reparler bientôt...
C'est à l'automne 2006 que sort ce split éponyme : Superstatic Revolution | Pupille, l'occasion pour deux de faire quelques concerts avec leurs amis girondins.
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Pupille / Chronique LP > Himnos olimpicos
Et oui, encore un groupe de post-rock... Et encore un très bon groupe (en existe-t-il de "mauvais" dans cette catégorie ???), en tout cas, si on découvre de plus en plus de groupes dans ce genre musical, rares sont les combos à "récupérer" maladroitement ce style pour en faire le leur. Avec Pupille, la question ne se pose même pas vu qu'ils se sont installés sur la scène espagnole depuis pas mal d'années déjà et que cet Himnos olimpicos sort en France un an aprés sa sortie ibérique, remarque 2006 est certainement une meilleure année que 2005 vu le titre de la galette (qui de dos est plus jolie qu'une des médailles à trou remises à Turin).
3 hymnes et 3 marches composent cet album sans que je puisse réellement faire la différence entre un hymne (plus épique ?) et une marche (plus courte ?), en tout cas ce sont 6 compos de rock instrumental sans aucun ajout de samples (c'est assez rare pour être noté) et juste quelques brides de hurlements sur "No hay nadie", les rythmes et les guitares se chargent de tout. Assez différent de Zul (on comprend mieux pourquoi la "fusion" des deux groupes et la fin de Zul pour la poursuite de Pupille), ils se rapprochent fatalement d'Explosions In The Sky étant donné la prédominance des guitares. Histoire de se démarquer de la majorité des groupes évoluant dans ce registre, les Espagnols évitent les longues plages où la pression monte lentement, ils sont bien plus directs et maintiennent une nervosité constante même sur leurs titres les plus longs ("Autoayuda" ou l'hypnotique "El Universo Tiene Infinitos Sistemas:72" qui sont autour de 10 minutes). Le rythme est donc assez élevé ("Esquizofrenia") et garde l'auditeur au contact de la terre, les envolées riffiques étant bien plus nombreuses que les envolées lyriques. Avec les 3 titres assez courts, il est aisé de laisser la place aux attaques et à la relance (copieraient-ils leur jeu sur celui du Barca ?) et pour conserver l'accroche sur les titres les plus longs, Pupille joue davantage avec les effets, les guitares claires croisant le fer avec les distos, les différentes couches de gratte, toutes complémentaires, étant un vrai régal.
Bref, un album de plus à mettre dans sa discothèque post-rock ! Et pour finir, regarde bien la pochette, c'est une photo aérienne d'une ville dont les quartiers sont bien découpés, le groupe a surimposé des bouts de carte céleste avec quelques Constellation, alors clin d'oeil pour le public averti ou volonté d'apporter une idée graphiquement ?
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