Rock > Priam
Biographie > Entre Star Wars et la mythologie gréco-romaine
Dans l'antiquité grecque, Priam, fils de Laomédon et d'une nymphe (Strymo) fut le dernier des rois troyen, tué lors de la prise de la cité par les grecs et Neptolème, fils d'Achille. En Avignon, Priam est plus près de nous un quartet power-pop formé en 1999 et au départ baptisé Chewba'k en référence à qui vous savez (si si, vous savez., le grand ami de Han dans un petit film trop méconnu.). Notamment influencés par Skunk Anansie, Julie Léonis, Flavie Fournier, Quentin Lenoble et Alexandre Véronèse, se décident à prendre le nom de Priam en 2002 et à poursuivre leurs activités en tant que groupe, de manière plus sérieuse.
S'ensuit alors la traditionnelle période d'écriture des premières compositions, leur rodage en live, notamment avec Silmarils et Overhead, jusqu'à l'aboutissement, la naissance de leur premier enfant, Run and try. Un premier album composés de 9 titres entièrement autoproduits et qui vient rappeler encore une fois la vitalité de la scène pop française aux côté notamment des A Jumpstart, William Wilson, et autres The Cashers.
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Priam / Chronique LP > Run and try
Une voix expressive et envoûtante, des guitares qui claquent avec force à la face de l'auditeur, une seconde voix qui vient se poser en écho de la première, Priam livre avec "Guess you know" un titre où la dénomination "pop-rock" n'a jamais été aussi appropriée. Pop par ses mélodies "easy-listening", rock pour les arrangements et les rythmiques, en clair, de la power-pop dans toute sa splendeur. Tout simplement. Et qu'importe si "I hope" semble un peu plus convenu, même si sauvé par un chant au diapason, "Anaesthesic" et ses 4' tout rond, puis "Green lemon", viennent le confirmer, le potentiel de Priam est indéniable. Avec Gomanetsu, la scène rock avignonnaise possède en son sein, deux éléments de valeur, c'est un fait. Et ce Run and try signé par le quartet se retrouve à la croisée des chemins. Celui du rock, pour ceux qui l'aiment suave mais pas trop épileptique, celui de la pop, pour ceux qui n'en peuvent plus des pop songs aseptisées et calibrées qui font le siège des ondes FM. Priam impose sa griffe, tisse sa toile et nous offre quelques titres plus mélancoliques et mélodieux à souhait ("Pictures on my mind", "Lena"). Un songwriting assez classieux, mais des intentions fort louables, même si manquant parfois d'un petit brin d'originalité. Petit bémol cependant, le riff répétitif et franchement pénible de "Let it end" et un remix final du titre d'ouverture de l'album, dont on se demande un peu ce qu'il vient faire là. Soit. Mais malgré ces quelques défauts, l'ensemble emballé par des instrumentations fouillées et toujours très maîtrisées, les avignonnais parviennent à trouver leur son propre. Ce qui n'est pas donné à tout le monde de nos jours.
Au final, on ressort de cet album, charmé par les voix féminines qui éclairent cet album aux atmosphères parfois électriques, parfois plus mélancoliques, mais toujours agréables à écouter. En quelques mots, Priam mélange la noirceur d'une pop triste et aux tendances shoegazing et l'énergie d'un rock percutant et inspiré pour un premier opus qui ne laisse que très difficilement indifférent.
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