rock Rock > Powell > Chronique EP / Hundred Miles and Caffeine

Powell : Hundred Miles and CaffeineTout chroniqueur vous le dira, il y a parfois l'angoisse de la page (web) blanche. Non pas que le disque qu'on a à ce moment là dans les oreilles ne mérite pas quelques lignes écrites par un musicien refoulé contraint d'exprimer sa passion par la construction de phrases parfois sans interêt. Pas du tout. Dans mon cas, c'est exactement le contraire. Vous parler du six titres de Powell n'est pas chose aisée car j'ai "peur" que mes mots ne décrivent intensément et comme ils se doivent ce joyau qu'est Hundred Miles and Caffeine. J'ai beau écouter, réécouter et réréécouter de disque, je ne lui trouve aucun défaut. Aucun. Tout est mesuré, chaque mélodie est explorée jusqu'à l'extrème, chaque riff punk pop est exécuté avec talent, bref, chaque morceau est une ôde à la finesse, à l'énergie, à la puissance et à la délicatesse. Et je pèse mes mots. "Tension", premier morceau, porte bien son nom, avec une basse hypnotique bien rendue par la batterie, les guitares sont tranchantes et la voix est à la limite de la folie. Inquiétant. Puis ce refrain qui déboite tout, du punk pop génial, le tout matiné de noise et de rock tendu. Puis, comme si de rien était, "Pylon" débarque. Morceau mélancolique sans tomber dans le grotesque, voix grave, une minute trente secondes dans la pure tradition Sexypop, puis tout s'enchaine, les accords en tierce défilent, c'est du grand art. Mais tout celà ne représente plus rien pour moi quand s'annonce "20 seasons. 1 day". Cette chanson mérite d'être entendue par tous, et je donnerai tout pour voir vos réaction alors que les arpèges de guitares démarrent et que les voix à vous glacer le sang font leur apparition. Moi, à chaque fois, j'en suis tout retourné. Soyez en sur, ça vaut le détour. Alors qu'on s'achemine vers un morceau pop(re), la folie fait son grand retour sur fond de grosses distortions et d'émotions non contrôlables. Magnifique, tout simplement. Difficile de s'en remettre totalement, même si "New Day", single parfait accessible à tous avec ses mélodies accrocheuses et son rythme rock encore une fois à classer dans la même catégorie de Sexypop est génial. (la voice est très proche de Pier, et en connaissant l'organe du gugus, c'est plus qu'un compliment !). Cinquième chanson, la fin est proche, raison de plus pour apprécier une fois de plus la prodigieuse efficacité des compos où rien n'est à jeter. Bon, on est loin du festif mais paradoxalement, ce mini album me donne une pulse énorme, tellement il éveille tous mes sens. "Rachel" achève le skeud, mix parfait entre la noise, le punk speed et les accords rock, et toujours ces voix envoutantes.
Finalement, j'aurai réussi à tenter d'accoucher sur papier numérique mes sensations accumulées tout au long de ce 6 titres (qui en comporte finalement 7 quand on laisse défiler la dernière piste). J'espère que Powell m'excusera de ne pas pu avoir su aussi bien jongler avec des mots qu'eux ont pu le faire avec leurs partitions. Peut être qu'un "merci" suffira à me dévoiler totalement. Alors, merci...

guidechampi
Janvier 2006

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