Porcelain - Adios Betty Depuis l'automne 2005, date de sortie de son deuxième album, Me and my famous lover, Porcelain s'est fait assez discret. On avait vaguement évoqué une séparation avec le label Drunk Dog Records (Cvantez, HitchcockGoHome!, My Broken Frame, SZ...) mais finalement, après trois ans et demi de silence discographique, c'est toujours sur la même structure que les Normands sortent leur troisième opus, un disque qui marche un un virage artistique dans leur trajectoire discographique. Son titre : Adios Betty.
Là où Me and my famous lover dévoilait un artwork élégant et mystérieux, ce nouveau disque déçoit de ce point de vue. Mais ce sera bien là l'une des seules fautes de goûts de le nouvelle cuvée made in Porcelain. Dès "Tambourine" et ce, jusqu'à "What lovers might say", le son pop-rock aérien et synthétique du quartet semble naviguer à vue entre ballade enfiévrée et pop-song électrique, le tout avec un naturel confondant et une écriture savamment ciselée ("The modern age"). Des compositions toute en retenue ou plus aventureuses ("Walk me back", "Spectacular"), le groupe délaisse les touches post-rock entrevues sur Me and my famous lover pour délivrer un rock aux textures pop endiablées et très anglo-saxon dans l'esprit.
Plus chanté, tout aussi enchanteur ("Something beautiful"), le nouvel album des quatre Normands laisse parler le naturel d'un groupe qui ne se pose aucune question, qui a décidé d'évoluer et de faire murir sa musique quoiqu'il en coûte. Quitte à perdre quelques admiratrices énamourées pour en gagner de nouvelles. Peut-être qu'elle est là d'ailleurs la Betty du titre de cet album dont on se demande parfois s'il n'a pas été écrit de l'autre côté du Channel. D'ailleurs vous la connaissez vous la différence entre un groupe de rock anglais et Porcelain ? La Manche...