rock Rock > Porcelain > Chronique LP / Me and my famous lover

Porcelain artworkDeuxième effort du groupe après un premier album sorti en 2002, Me and my famous lover marque le retour des quatre normands de Porcelain sur le devant de la scène. Un album divisé en deux parties, respectivement de six et quatre titres tantôt atmosphériques, très ambient, tantôt plus rock, la musique du groupe demeurant tout au long des dix titres de cet album empreinte d'une poésie apaisante et de touches éléctro originales.
Malgré les qualités intrinsèques du groupe pour composer des morceaux mélodiques à souhait et riffs puissants et inspirés, Me and my famous lover reste un album un peu inégal. La faute sans doute à un début poussif plombé par les samples vocaux lassant à la longue des deux premiers titres de cet album "Encore" et "Adélaïde". Rageant, d'autant que les parties instrumentales du premier morceau sont particulièrement réussies.
Porcelain se rattrape avec "Fifteen minute glory", un titre aux influences rock et post-rock inspiré par le chant des sirènes et les envolées de guitares massive à la manière d'un Explosions in the Sky. Enchaînant sur "Marion is rock is marion", le quartet normand laisse un peu l'auditeur sur le bord de la route avec un titre un peu abscons qui contraste avec les précédents.
Atmosphère irréelle, c'est un sentiment latent de plénitude qui nous envahit tout au long de "Found", un morceau contemplatif et hypnotique inscrit dans une recherche d'absolu. Une quête initiatique qui se poursuit avec l'aérien "Elegy", un titre qui termine la première partie de Me and my famous lover en faisant écho au travail de groupes tels que Emery ree ou Lemko hall.
La puissance destructrice de "Good morning rock star" qui ouvre la seconde partie de l'album marque le retour du post-rock massif dans la musique de Porcelain, notamment avec le final du morceau, un crescendo interminable, apocalyptique et saturé d'anthologie et de près de deux minutes. Exit les envolées de guitares, les petites merveilles de retenue que sont "My shame" puis l'éponyme "Me and my famous lover" versent dans une post-pop céleste et fascinante qui nous emmènent doucement jusqu'au titre final de l'album : "Erase me".
Un dernier morceau à l'intro post-punk efficace et qui se poursuit dans sa seconde partie sur une plage mélodique de près de quatre minutes, un rêve éveillé qui conclue à merveille un album hétérogène, imparfait mais en même temps très riche et fouillé. Au milieu de titres difficiles à cerner, quelques petite perles post-rock qui en appèlent sans doute d'autres.

aureliO
Octobre 2005
mis à jour Mai 2008

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