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Biographie > ça dégomme...

Jeune duo guitare/batterie orignaire de Tours, Pneu fait, après à peine plus d'un an d'existence, des premières partie pour Envy ou No Means No. Ils partent en tournée pour une semaine en Angleterre en mars 2008 et enchaînent une série interminable de dates dans toute la France et ce avant même la sortie de leur premier album. Leur particularité ? Jouer fréquemment au milieu de la salle sans être sonorisés. C'est roots, DIY mais ça marche. Le groupe signe alors chez Head Records (Goodbye Diana, Superbeatnik, The Gay Corporation) et après une petite démo 4 titres dans la poche, met en monde son premier album studio, curieusement intitulé Pince monseigneur.

Review Concert : Pneu, La colonie de vacances à Tourcoing (mars 2012)

Review Concert : Pneu, Ed Wood Jr et Pneu à la malterie (mai 2011)

Pneu / Chronique LP > Highway to health

Pneu - Highway to health La collaboration avec Kurt Ballou (Converge) à la prod' a surpris et interloqué plus d'un quidam mais à l'écoute de ce Highway to health, on se dit que ça ne change pas grand chose finalement, le bonhomme rend seulement les nuances sonores plus éclatantes et Pneu reste Pneu quoiqu'il arrive : un (excellent) groupe de math-punk avec un nom à la con. L'album commence du tonnerre avec "Autosave unicorn" : quelques décharges d'électricités annonciatrices d'un boucan d'enfer et c'est parti pour quelques dizaines de minutes de route de la santé... Le type de morceau qui fait monter savamment la tension avant d'exploser en un quelque-chose rudement jouissif. De jolis motifs de guitare se succèdent à d'autres plus crus et le dialogue guitare/batterie trouve ici une raison d'être particulièrement excellente. Après ce titre, la boite à endorphine s'affolent, les cages à miel en prennent plein la gueule, les Pneu ont enclenché la pompe à nitroglycérine et ralentiront le bazar qu'à de très rares moments ("Choux crâne") et quelques curiosités comme ce "Batatanana" mi-ambiant qui finit par aboutir à un joyeux bordel et un déferlement haut de gamme.
Highway to health, c'est un groupe qui déroule tout son savoir-faire en la "math-ière" ("Clapasetsu", "Grill your eyes") mais c'est aussi le témoignage d'un duo qui met ses testicouilles (ça en fait 4 donc, il s'agit toujours de math...) sur la table en proposant des digressions musicales qui secouent pas mal l'auditeur. Tant que ça reste aussi excellent que le caliente "Tropicon" ou "Knife fight" (avec Eugene Robinson d'Oxbow, assez fabuleux) ou le groupe se mute en une sorte de The Jesus Lizard après 4h de cours d'algèbre, les Pneu, ils digressent tant qu'ils veulent. Highway to health est, avec le Ruban de möbius d'Ed Wood Jr, sans aucun doute ce que le genre a produit de mieux dans notre beau pays.

[fr] l'album en écoute: Bandcamp (56 hits)External ]

Pneu / Chronique LP > Pince monseigneur

Pneu - Pince monseigneur Il y en a qui n'ont pas peur quand même... parce que franchement, on n'a pas idée de prendre le pseudonyme de Pneu quand on est un groupe de rock, d'intituler son disque Pince monseigneur et de penser que ça va le faire... Là c'est osé, franchement casse-gueule sinon limite kamikaze d'un point de vue marketing... Sauf que ça marche et c'est tant mieux. Car Pneu s'est ramassé quelques articles laudateurs dans la presse dite "spécialisée" et à l'écoute dudit album, on ne peut que reconnaître que ce n'est pas immérité. Dire que le groupe s'est formé suite à un imprévu... (...). 10 titres, 24 minutes, c'est un peu court mais ça groove, c'est net, précis et sans bavure. Un coup de crick dans les gencives (désolé mais on écoule le stock de vannes pourries ici...) et Pneu nous balance son cocktail math-rock noisy et acéré avec classe et une fougue peu commune. On pense à Lightning Bolt, normal c'est le dossier de presse qui le dit, mais également à Hella ou 37500 Yens et on se dit que Pneu pourrait bien être le crossover des trois, emballés à toute blinde avec un soupçon de mélodie qui décolle la rétine en plus. Les influences auraient pu jeter une ombre un peu encombrante sur cet album, mais de "Plongée en A" à "Neuf", le duo ne se dégonfle jamais (on vous a prévenu...). Foutant un joyeux boxon sonore sur la piste, les tourangeaux enfonce le(s) clou(s) pour tâter la gente et faire cramer le bitume. Résultat, ça transpire, ça déploie une énergie phénoménale (pauvre caisse claire, martyrisée par le batteur...) et parfois ça perd même un petit peu le fil, le groupe fait alors ce qu'il p(n)eu(t) (on s'excuse auprès des victimes... sic) pour nous garder dans sa mire, mais malgré le vertige, ce n'est pas grave, on reste accroché au pare-choc... Une rigueur technique qui contraste avec les noms des morceaux, hautement improbables ("Deux brouettes", "A coup de couteau denté") et un côté roots DIY bruitiste qui donne une fraîcheur évidente à l'ensemble. En clair, Pneu, c'est du solide, ça tourne à plein tubes sur la piste et au passage ça en met plein sur le bas-côté...