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Découvert par le label Distile Records que l'on ne présente plus guère pour qui s'est découvert quelque affinité avec la mouvance math-rock indie (Commodor, O! The Joy, Swims, 37500 Yens etc...), Planets est un duo basse-batterie américain composé de Paul Slack (Swims justement) et Tim Crawford. A deux, les zikos pratiquent un cocktail rock fulgurant chargé en effets de toutes sortes et sortent en 2008 un premier album éponyme qui s'attire les faveurs de la critique et exporte un peu partout le concept du math-rock écolo...

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Planets - Planets Avec ce premier album tout droit sorti de l'écurie Distile Records, Planets initie les inconditionnels de math-rock et plus généralement les mélomanes indie aux joies du rock écolo... Un packaging cousu main, en tissu et renfermant une (vraie) feuille d'arbre sous laquelle se trouve le nom du groupe pour le premier tirage, un digipack en carton pour la suite, le disque étant lui même emballé dans du papier recyclable, en clair, les Planets ont une conscience et à leur échelle, essaie d'en faire partager l'idée de base. Pour mieux faire passer son message, il est d'autant préférable que celui-ci sont mis en valeur par un album de qualité, exécuté avec classe et maîtrise... et c'est évidemment le cas, comme la plupart des sorties du label (remember Commodor ou Looking for John G...).
Ici, on a droit à 12 titres et pas un de moins pour ... moins de 26 minutes de musique. Autant dire que ça ne traîne pas et que le duo ne perd pas son temps en circonvolutions aussi inutiles que stériles pour aller directement à l'essentiel. Et après une intro ("In") chargée en samples et saturation, les Planets déballe un math rock qui brille par ses aspects mélodiques tout en gardant cette exigence rythmique complexe propre au genre abordé. Ne nous méprenons pas, il s'agit bien ici de math-rock noisy, mais appréhendé selon un angle un peu plus accessible que la plupart de leurs contemporains. Là où le style est souvent décrié comme étant (pas forcément à tort d'ailleurs) vaguement intellectualisant et surtout bien trop égocentrique pour se laisser écouter d'une traite, Planets est un album qui évite cet écueil en jouant sur la brièveté de son format en ramassant ses compos pour en accenteur l'aspect compact de l'ensemble.
"O people", "Steps", "Return of a dead man" en mettent un peu partout sur la platine CD, le groupe semble partir dans tous les sens au premier abord mais au fil des écoutes, on se rend compte qu'il y a chez eux une vraie ligne de conduite. Certes pas forcément indentifiable d'un seul coup d'oeil, mais bien présente. Des velléités mélodiques clairement assumées, une approche du rythme qui joue sur la variété des motifs et quelques murmures parsemant ci et là les envolées math-rock d'un groupe qui refuse de se laisser enfermer dans les codes d'un genre parfois trop stéréotypé ("Dude life"). Il y a donc un peu de "chant" chez Planets ("Wow of silence"), beaucoup d'énergie, habilement contenu pour ne pas exploser à la face de l'auditeur en frontal et pour finalement jouer avec lui. Impulsif et surtout "open minded" ("Free ranger"), le duo mixe les genres, fait constamment évoluer sa musique, bien conscient qu'un exercice de style de 25 minutes aurait pu être complètement nombriliste et agaçant. Du coup, Planets se révèle être un disque instinctif et racé ("Exorcize !", "To think"...), qui ne fait ni trop ni pas assez pour convaincre et imposer son point de vue. Classe...