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Biographie > PourKoi 14 ?

PK14 c'est quoi... Peroxyde de Kryptonite 28 divisé par 2 ? La bio serait trop longue, on va donc simplifier, c'est une formation mouvante (à l'heure actuelle : Yang HaiSong, XuBo, RenJie et Tan Tan (diminutif de Jonathan) qui a commencé en 97 par brancher ses amplis dans les bars de l'ancienne capitale du Sud (Nanjing). Ayant vite compris que les scènes de Nanjing et Shanghai étaient quasi invivables pour un groupe de punk expérimental, ils ont migré vers la capitale du Nord (Beijing), et ont laqué à leur sauce, leur canard old school, grâce à l'émulation et au son ambiant du punk de Beijing (voir WuLiao / HOTB / Subs). Cela a donné à ce jour quatre albums, plusieurs tournées en Chine avec, notamment, les suédois de The (International) Noise Conspiracy, ainsi que quelques dates en Europe (Allemagne, Autriche, Norvège, Suède, terre des rockers chinois à l'export...).
Certains les qualifient de post punk, d'autre de mixe Gang Of Four/ Sonic Youth, je n'irais pas aussi loin, je dirais juste qu'ils ont un putain de son bien à eux, et aller, soyons fou, j'irais de mon mélange Noir Désir/Iggy Pop/Doors, pour les côtés rock à fleur de peau, l'énergie punk et les riffs planants... [ [cn] myspace.com/pk14 (42 hits)External ]
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Xiao_Marv
Novembre 2005

PK14 / Chronique LP > White paper

pk14 : white paperDernier opus en date des PK14 (Public Kingdom For Teens) et encore une marche de grappillée depuis le déjà excellentissime SheiSheiShei he sheiSheiShei. Les compos sont de plus en plus travaillées et la maîtrise de leurs expérimentations à tendance psychédélique se fait de plus en plus ressentir.
Donc concrètement il donne quoi ce White paper ? Une composition stratifiée... du plus accessible au plus obscur.
Le plus accessible : la musique. Leur post punk, à contrario de leurs précédents efforts, est beaucoup plus catchy, limite pop sous certains aspects, ne jouant pas excessivement sur les changements de rythme, mais se focalisant plus sur les instruments. En effet, la batterie-basse cadre avec des enchaînements punk-rock classiques mais carrés des 80's (des plus énergiques Clash aux plus lancinants Bauhaus...), et la guitare s'amuse à des envolées psychés que les Doors ne renieraient pas (notamment sur les excellents "GaosuHaizimen" et "YidianYuan"). Le chant n'est pas en reste, passant de tubes bruitistes screamos passés sous filtre ("QingnianRen", "ShenmiShi He DakaideYanjing") à des morceaux plus intimistes ("ShenmeyangdeFengZaiChui", "Zhengzhao"), ou la voix rocailleuse et hors tons de Yang HaiSong prend aux tripes. Le résultat s'avère ultra efficace, les rythmiques s'engluent entre les méninges pour une semaine, et les riffs surgissent et s'étirent faisant exploser quelques neurones au passage...
Et c'est tant mieux car on passe à la deuxième strate, seulement accessible avec certain neurones un peu estropiés : les paroles. Ce groupe est l'un des plus intelligent de la scène actuelle, Yang n'a pas froid aux yeux, et a su bâtir sur les canons de littérature chinoise et la réalité sociale, un monument de réflexion... Les thèmes classiques chinois se retrouvent presque tous à l'intérieur de l'album (destin, éducation, organisation sociale, famille, départ) et en fait se réduisent a un constat voilé... politique (jeu : chercher le lien avec les thèmes). L'utilisation du "brouillard" de l'esthétique des symboliques et des métaphores permet une mise en abyme des faits d'actualités (GuShi->Saga : "Le voleur était déjà mort au commencement" -> rappel du fait divers du voleur battu à mort par des collégiens -> ouvre une réflexion sur la société actuelle (classes ?) -> renvois au début de la "Nouvelle Chine" -> le voleur était déjà mort au commencement ?). Parfois poétique Je voudrais te voir sous le soleil, mais tu te caches toujours derrière (importance de garder la face pour les chinois), une sorte de Cui Jian fataliste, du contemplatif cynique à la Desproges, exposant ses doutes, ne cherche pas la compassion, mais juste que ces doutes tiltent dans le cerveau des auditeurs, un virus propageant l'attitude et la révolution punk sans taper de front... ("GaosuHaizimen" : Dites aux enfants de ne pas céder leurs rêves aux autres). Je pourrais continuer des heures avec des citations, vu la densité de l'album...
Note finale, on remarquera l'effort de l'artwork, influencé par une fable Sichuanaise, le ventre à cinq bras sans tête... métaphore ultime de la société chinoise... ? Bon, vous l'aurez sûrement compris si vous arrivez jusqu'ici, je conseille chaudement la découverte de PK14. Musicalement novateur et prenant (cela reste du punk psyché, racé, arty, ou suivre les lignes d'instrus se révèle parfois impossible...), basé sur une réflexion transversale de la société chinoise (Alexandre et son noeud ?). [ [cn] modernsky.com (39 hits)External ]
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Xiao_Marv
Novembre 2005

Infos sur PK14
pk14 : white paper 11/07/08 P.K 14 estival : P.K 14 sortira son 4e album studio, intitulé Chengshi Tianqi De Hangxing (City weather sailing) le 26 juillet via Bing Ma Si / Maybe Mars records.
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