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Biographie > Confidences sur l'oreiller


C'est de l'imagination débordante de Guillaume (guitariste) qu'est né Pillow, un projet post-rock différent qui prend tournure du côté de Tournai (Belgique) en avril 2004 quand sont venus se greffer suffisament d'éléments pour que Pillow devienne un groupe. Ils sont donc 5 (avec aussi Aurélien à la batterie, Benjamin au clavier, Cédric à la basse et Dimitri à la guitare) à entrer en studio en novembre 2004. Signé sur le petit label (qui grandit) Carte Postale Records, les franco-belges sortent leur album éponyme quelques semaines aprés...
Cédric et Benjamin quittent le groupe pour d'autres horizons, ils sont remplacés par Samuel (basse) et Sylvain (claviers, guitare).
En février 2007 sort Explicit no lyrics, un nouvel EP (5 titres) qui va permettre aux franco-belges de continuer de transmettre leurs émotions sur les scènes...

Pillow / Chronique LP > Explicit no lyrics

Pillow : Explicit no lyrics Aprés avoir mis "Discotek", le tube de leur album éponyme, dans nos mémoires pour l'éternité, Pillow récidive avec un EP qui a une jolie pochette et un titre cette fois-ci : Explicit no lyrics, un clin d'oeil à leurs amis de Neko qui avaient ironiquement intitulé leur démo tout autant instrumentale Explicit lyrics. Toujours pas de textes mais toujours une incroyable énergie et un sens du rythme endiablant relayant le "Post" loin derrière le "Rock". Pillow a changé son effectif mais n'a pas perdu son talent, chaque instrument trouve idéalement sa place au coeur de l'ensemble, jouant à la fois de sa sonorité pour donner de la diversité et de sa capacité à emballer le tempo ou à le calmer. Le plus impressionnant reste le nombre de sentiments qui nous traversent durant chaque titre, en quelques minutes (souvent moins de quatre), on est transporté, chahuté, adouci, Pillow livre une forme de post-rock accéléré sans trop user d'électronique comme 65daysofstatic et en restant très roots dans leur façon de faire sonner les compositions, un peu comme un Milgram, les mathématiques en moins... et ce clavier qui fait monter l'intensité en plus. A la fois sensoriel et charnel Explicit no lyrics joue donc avec notre coeur et nos nerfs, déclenchant des mouvements de têtes et de bras qu'on ne contrôle pas.
Alors que "Discotek" avait, par sa puissance, un peu écrasé PillOw, aucune des cinq plages de Explicit no lyrics ne domine totalement les autres, tous sont excellents et leur homogénéité permet de passer une vingtaine de minutes hypnotiques faites de fulgurances sans que l'on ne soit traumatisé par l'une des pistes. De quoi se procurer cinq fois plus de plaisir qu'avec le disque précédent !

Pillow / Chronique LP > Pillow

pillow C'est un peu simple comme raccourci, mais Pillow procure autant de sensations qu'un bon oreiller ! On peut se replonger dedans à chaque fois avec le même bonheur ! Pour moi, c'est un oreiller en plumes d'oies bien frais dans lequel on s'abandonne au sommeil... Sauf qu'avec PillOw, la phase de légère léthargie que peut procurer la chaleur des guitares et des rythmes ne dure jamais trés longtemps et qu'on est obligatoirement réveillé par "Discotek". Ce titre est un hit absolu !!! Un riff de basse à faire palir d'envie les masques des Daft Punk et une énergie qui se diffuse dans l'atmosphère à une vitesse folle ! La rythmique est implacable et ce ne sont pas les jolies guitares qui vont stopper nos mouvements, non, il n'y a rien à faire, "Discotek" est l'un de ces morceaux qu'on peut écouter sans interruption sans jamais en être lassé ! Mais de toute façon, aucun titre de Pillow n'est lassant, c'est juste que la touche disco de celui-là en fait un incontournable !
Au fait, Pillow fait une sorte de post-rock... une sorte car si c'est du rock instrumental, les franco-belges vont à l'essentiel en 2-3 minutes, rarement plus, là où les post-rockers laissent planer leurs accords durant des heures, eux accrochent les rythmes hypnotiques et les mélodies dés les premières secondes, pop, funk, disco, noise, on croise ensuite un peu de tout au gré des titres. L'exception qui confirme la régle est "Star guitar", le seul "long" titre (plus de 8 minutes) qui lui nous ramène vers les références du genre Godspeed You! Black Emperor, Explosions in the Sky, Mogwai et compagnie... Et comme souvent dans ce style-là, je suis scotché et j'ai du mal à critiquer négativement ces promenades sonores qui se transforment en ruade sonique.
L'éponyme PillOw est un grand disque, ce groupe fait une entrée fracassante dans ma "Discotek" et tu ferais bien de fracasser l'entrée de la tienne en te le procurant rapidement !!!