Quand Dave Curran, bassiste d'Unsane troque son intrument contre une guitare, ça s'appelle Pigs. Il est rejoint par James J. Paradise (Player's Club, Freshkills, Hellno) à la batterie et Andrew Schneider, producteur de renom (Made Out Of Babies, Keelhaul, Cave In, Converge...), à la basse. En février 2011, le groupe livre un EP 3 titres inaugural, via Coextinction Recordings, le label d'Unsane, avant de sortir un an plus tard son premier album intitulé You ruin everything, via le label français Solar Flare records (Sofy Major).
Infos sur Pigs
> Lire la dépêche
> Lire la dépêche
> Lire la dépêche
Liens pour Pigs
www.pigsnyc.com
(5 hits)
/www.myspace.com/pigsnyc: MySpace
(7 hits)
Pigs discographie sélective
lp :
You ruin everything
...
Rock > Pigs
Biographie > Cochonne !
Pigs / Chronique LP > You ruin everything
Quand un musicien d'Unsane, aka Dave Curran, troque sa basse contre une guitare, trouve deux potes aux CVs alléchants pour l'accompagner, ça donne Pigs et cet album intitulé You ruin everything. Quand (bis) un musicien d'Unsane aka le groupe noise-hardcore abrasif par excellence, va voir ailleurs pour faire de la musique. Devinez ce qu'il fait ? Et ouais, les chiens ne font pas des chats.
Mais n'allez pas croire non plus que Pigs est une déclinaison fainéante d'Unsane. Bien au contraire, Dave Curran donne avec son side-project porcin une sorte de version plus mélodieuse, d'avantage portée sur les accroches et les variations. Dès le premier titre, on se retrouve en terrain conquis : voix à gorge déployée (t'a vu ma glotte ?), riff accrocheur et percutant, section rythmique pacsée et en symbiose totale... Pas de doute, le père Curran va mener la barque Pigs comme il a toujours mené son autre groupe, tambour battant. Là ou Pigs se démarque également et on s'en aperçoit dès les pistes suivantes, c'est dans ce riffing plus démonstratif qui n'hésite pas à tricoter sporadiquement mais aussi dans un songwriting moins mécanique qu'Unsane qui donne l'impression de se prendre toujours la même baffe (de qualité hein...) dans les oreilles. You ruin everything contient des morceaux qui rentrent dans le lard, des titres plus mid-tempos, d'autres qui accèlèrent plus méchamment et même des accalmies qui aèrent le propos. Bref, le relief sonore est beaucoup plus flagrant.
Après 11 titres savamment torchés, on ne peut que constater que You ruin everything est un excellent album. Et un cran au dessus de Wreck, dans un genre très sensiblement différent, selon mes humbles oreilles. Et en plus, ça sort sur un label français : Solar Flare records (pas mal de sorties des excellents Sofy Major). Mention excellent à la W-fenec appreciation society.
