Rock > Phoenix Butterfly
Biographie > PapillonPhoenix
Phoenix Butterfly est un quatuor anglais dont le line up actuel est en place depuis août 2002, il n'y a donc pas encore un an que Christian Starkey (chant), Lee Appleton (guitare), Simon Marchington (basse) et James Southgate (batterie) jouent ensemble. Ils ont cependant déjà sorti une démo (4 titres), autoproduite (Phoenix Records, c'est le "label" du groupe) et autodistribuée, elle devrait rapidement convaincre des professionnels... Elle a déjà charmé les responsables d'un organisme de promo outre-Manche (Hero Pr) et leur boulot devrait mettre en contact les petits gars de Colchester (Essex, Angleterre) avec le reste du monde.
> 0 commentaire
-
Ajoute un commentaire !
Phoenix Butterfly / Chronique EP > Phoenix butterfly
Entre la vague néo et la vague émo, avec la pop toujours en haut de l'affiche, pas facile de se faire remarquer quand on est anglais et qu'on fait du grunge. Si Phoenix Butterfly a réussi à faire son trou, c'est certainement que leur musique s'éloigne des groupes "locaux" dit "post-grunge" (Bush, Addict...) pour être davantage influencé par l'une des sources majeures du mouvement basé à Seattle : Soundgarden. En effet comment ne pas irrémédiablement penser à Chris Cornell (désormais chez Audioslave) dés les premières secondes de "3 ways to leave", et il n'y a pas que le chant, la manière d'attaquer la guitare que Kim Thayil, tout ça remémore les bons souvenirs que sont Badmotorfinger et Superunknow. Mais dés la fin beaucoup plus calme de ce premier titre, Phoenix Butterfly pose sa marque et se détache de cette référence. L'énergie emmagasinée à la fin de ce titre est délivrée sur le suivant "Kindness lies", seul titre à ne pas dépasser les 5 minutes, nerveux, servi par une basse épileptique, il est très accrocheur mais sonne un peu "facile" à côté des trois autres qui sont bien plus complexes. "The drawning" se compose de deux parties, une première très calme, une seconde plus vénér, on a presque deux titres en un... Le quatrième et dernier titre de ce maxi (dont la qualité de production est remarquable) est "Brody's ocean", un chant comme une complainte, une guitare discrète, une section rythmique très présente et au lieu que tout cela n'explose, la montée est très progressive, on redescend un peu, on marque des pauses et finalement c'est la guitare qui sort ses griffes en premier, juste avant le chant, mais la tension qui s'est installée n'est jamais rompue, les accords trainent, l'orage gronde mais ne déchirera pas le ciel.
Seul petit hic pour Phoenix Butterfly, le goût douteux de la pochette... pour le reste, c'est assez bon pour rejoindre les Cortizone, Vex Red ou Thirst au rayon des groupes anglais qui ne font pas comme tout le monde et qui le font bien.
> 0 commentaire
-
Ajoute un commentaire !

